Lors d’un « Ndogou » islamo-chrétien organisé à Diarrère, la maire et députée Thérèse Faye Diouf a vivement critiqué les orientations du pouvoir actuel, qu’elle accuse de privilégier les considérations politiques au détriment des urgences économiques et sociales.
La maire de Diarrère et députée, Thérèse Faye Diouf, a dressé un réquisitoire sévère contre les premières orientations du régime en place. S’exprimant lors d’un « Ndogou » islamo-chrétien organisé dans sa commune, l’élue a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« inertie » face aux difficultés que traversent plusieurs secteurs vitaux du pays, rapporte Le Quotidien.
Selon elle, l’Exécutif semble davantage concentré sur des activités politiques que sur la gestion des préoccupations quotidiennes des populations. « Le président de la République assiste à l’Assemblée générale de la coalition Diomaye pour la massifier, tandis que Pastef mobilise son Comité directeur pour maintenir ses troupes. La politique prime sur le développement », a-t-elle déclaré.
L’ancienne ministre a notamment évoqué les difficultés persistantes dans le monde rural, marquées par les problèmes de commercialisation de produits agricoles comme l’oignon, la pomme de terre et l’arachide.
Elle a également pointé les tensions sociales dans les universités, rappelant les mouvements de protestation liés aux retards dans le paiement des bourses. L’élue a cité le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba dans un contexte de mobilisation estudiantine autour de quatorze mois d’arriérés de bourses.
La santé et l’éducation figurent également parmi les secteurs en difficulté, selon Thérèse Faye Diouf, qui évoque la persistance de revendications sociales et un climat de malaise dans plusieurs services publics.
Malgré ces critiques, l’édile a réaffirmé son soutien à la trajectoire internationale de l’ancien président Macky Sall, saluant son rôle sur la scène internationale. Ces déclarations, relayées par Le Quotidien, interviennent dans un contexte de débat politique marqué par les premières mesures du nouveau pouvoir.

