Deux hommes ont été déférés au parquet à l’issue d’une enquête menée par la Brigade des mœurs du Commissariat central de Dakar. Ils sont poursuivis notamment pour racolage, non-inscription au fichier sanitaire et social ainsi que diffusion d’images à caractère pornographique, selon le quotidien Libération, d’où nous tenons cette information.
D’après le quotidien Libération, les mis en cause sont Serigne Abdou Khoudoss Diop, âgé de 25 ans, qui se présente comme employé dans une quincaillerie, et Ahmadou Ndaw, 28 ans, se disant électricien. Leur arrestation fait suite à une enquête déclenchée après une surveillance menée sur internet par les enquêteurs spécialisés.
Selon les informations rapportées par Libération, les policiers ont repéré sur un site spécialisé plusieurs annonces illustrées de photographies explicites et accompagnées de numéros de téléphone. Ces publications proposaient, contre rémunération, des prestations sexuelles destinées à une clientèle féminine. L’une des annonces attribuées à Ahmadou Ndaw promettait notamment de « longs rapports sexuels » moyennant paiement.
Pour les besoins de l’enquête, la cheffe de la Brigade des mœurs s’est fait passer pour une cliente. Un premier rendez-vous a ainsi été fixé avec Serigne Abdou Khoudoss Diop dans un restaurant du centre-ville de Dakar. Lors de cette rencontre, il aurait proposé une prestation de massage avec « finition », facturée 20 000 francs CFA lorsque la cliente prenait en charge la chambre d’hôtel et 30 000 francs CFA lorsqu’il s’occupait lui-même de cette réservation.
Toujours selon le quotidien Libération, cette rencontre a permis aux enquêteurs de confirmer les faits avant de procéder à son interpellation. Au cours de son audition, Serigne Abdou Khoudoss Diop aurait reconnu exercer cette activité depuis 2024.
Quelques minutes plus tard, les policiers ont appliqué le même procédé pour interpeller Ahmadou Ndaw. Les investigations ont révélé que les deux hommes proposaient plusieurs types de prestations dont les tarifs variaient entre 10 000 et 30 000 francs CFA, toujours d’après les informations publiées par Libération.
À l’issue de leur garde à vue, les deux suspects ont été déférés devant le parquet où ils devront répondre des infractions retenues contre eux. L’affaire illustre l’utilisation croissante des plateformes numériques dans les enquêtes menées par les services spécialisés de la Police nationale contre les activités illicites exercées sur internet

