Face à l’aggravation de l’instabilité au Sahel, l’organisation appelle à une approche globale intégrant sécurité, gouvernance et gestion des mobilités.
La dégradation continue de la situation sécuritaire au Sahel, notamment au Mali, fait peser un risque croissant de crise migratoire majeure, selon une analyse de l’organisation Horizon Sans Frontières. Dans une tribune, son président Boubacar Sèye met en garde contre les conséquences d’une instabilité persistante dans la région.
De Bamako à N’Djamena, en passant par Niamey et Ouagadougou, les fragilités politiques et sécuritaires alimentent des déplacements massifs de populations. Ces migrations, qu’elles soient forcées ou économiques, deviennent un indicateur central de la crise sahélienne.
L’organisation estime que réduire cette problématique à une simple question sécuritaire serait une erreur stratégique. Elle plaide pour une approche intégrée, articulant sécurité, développement et gouvernance, afin de traiter les causes profondes des migrations.
Selon Boubacar Sèye, chaque mouvement migratoire traduit une rupture du contrat social et une perte de confiance envers les institutions. D’où la nécessité de bâtir une architecture régionale de paix fondée sur la coopération entre États et organisations.
Horizon Sans Frontières appelle ainsi à un « sursaut collectif » et à une vision stratégique renouvelée, capable d’anticiper les défis futurs. L’organisation insiste sur l’importance de replacer l’humain au cœur des politiques publiques, tout en renforçant la résilience des territoires.

