Réagissant au communiqué publié à l’issue de la mission du Fonds monétaire international au Sénégal, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, estime que l’institution financière doit aller au-delà des exigences procédurales et tenir davantage compte des difficultés économiques et sociales auxquelles le pays est confronté.
La publication du communiqué final de la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal continue de susciter des réactions. Parmi elles figure celle de Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, qui juge les conclusions de la mission insuffisantes au regard des efforts déjà consentis par les autorités sénégalaises.
Dans une déclaration relayée par Vox Populi, l’acteur de la société civile reconnaît que le document publié à l’issue de la visite de l’équipe dirigée par Mercedes Vera Martin constitue « un pas important ». Toutefois, il estime que les avancées restent limitées malgré les réformes engagées par l’État.
Selon lui, le Sénégal a démontré sa volonté de transparence en reconnaissant les erreurs du passé et en entreprenant des mesures correctives significatives. Dans ce contexte, il considère que la multiplication des exigences et l’allongement des procédures risquent de freiner la relance économique attendue.
Moundiaye Cissé utilise une comparaison imagée pour illustrer son propos. À ses yeux, la posture actuelle du FMI donne l’impression de « jouer au chat et à la souris » avec le Sénégal, alors même que le pays traverse une période délicate nécessitant des réponses rapides.
Le directeur exécutif de l’ONG 3D insiste particulièrement sur la nécessité d’intégrer la dimension sociale dans l’analyse économique. Il rappelle que les populations subissent déjà les conséquences de la hausse du coût de la vie, du chômage et des difficultés budgétaires, ce qui rend urgente la mobilisation de ressources financières.
Pour Moundiaye Cissé, le FMI doit certes maintenir son rôle de garant de la rigueur financière, mais il lui appartient également de tenir compte des réalités vécues par les citoyens. L’équilibre entre exigences techniques et impératifs sociaux apparaît, selon lui, comme une condition essentielle pour préserver la stabilité économique du pays.
Cette sortie intervient dans un contexte où les relations entre Dakar et les partenaires financiers internationaux demeurent au centre des préoccupations des acteurs économiques et politiques.

