Bac 2026 : un plaidoyer de Codou Aïcha Faye pour permettre aux 98 candidats exclus de participer à la session normale

Alors que le gouvernement a autorisé les 98 candidats exclus du baccalauréat pour défaut de pièces administratives à participer à la session de remplacement, une directrice d’école plaide pour une mesure plus ambitieuse : leur permettre de composer dès la session normale afin de préserver l’égalité des chances.

La décision des autorités de permettre aux 98 candidats exclus du baccalauréat pour défaut de pièces administratives de participer à la session de remplacement continue de susciter des réactions dans le monde éducatif.

Dans une lettre adressée au Premier ministre, la directrice d’école Codou Aïcha Faye salue d’abord une décision qu’elle considère comme un geste d’ouverture et de justice. Toutefois, elle estime que cette mesure demeure incomplète au regard des enjeux humains et pédagogiques qu’elle soulève.

Selon elle, les élèves concernés ont suivi le même parcours scolaire que leurs camarades, fréquenté les mêmes classes et préparé les mêmes examens. Leur exclusion de la session normale résulterait essentiellement de dysfonctionnements administratifs dont ils ne seraient pas directement responsables.

La responsable éducative considère que l’accès à la session de remplacement ne garantit pas une véritable égalité des chances. Elle souligne qu’il existe une différence majeure entre passer un examen plusieurs mois après les autres candidats et le passer au même moment que sa promotion.

Au-delà de l’aspect académique, Codou Aïcha Faye insiste sur les conséquences psychologiques d’une telle situation. Elle s’interroge sur le message envoyé à ces jeunes lorsqu’ils voient leurs camarades poursuivre leur parcours pendant qu’eux doivent attendre une nouvelle session.

Dans son plaidoyer, elle invite les autorités à explorer toutes les solutions administratives et juridiques susceptibles de permettre à ces candidats de prendre part à la session normale du baccalauréat, tout en maintenant les garanties nécessaires au respect des règles en vigueur.

Pour la directrice d’école, une telle décision constituerait un signal fort en faveur de l’équité et de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle estime qu’aucun élève ne devrait voir son avenir retardé en raison d’erreurs administratives qu’il n’a ni commises ni maîtrisées.

Son appel intervient à quelques jours du démarrage des épreuves du baccalauréat et relance le débat sur la gestion des dossiers administratifs des candidats aux examens nationaux.

Pape Ismaïla CAMARA
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