L’Alliance pour la République (APR) monte au créneau après l’instruction visant Pape Malick Ndour. Le parti d’opposition évoque un acharnement judiciaire et appelle à une mobilisation pour la défense des libertés publiques.
L’Alliance pour la République (APR) a exprimé une vive indignation à la suite de l’évolution judiciaire du dossier impliquant Pape Malick Ndour, coordonnateur des Cadres républicains. Dans un communiqué publié à Dakar le 28 avril 2026, le parti dénonce ce qu’il considère comme une dérive grave du système judiciaire.
L’APR accuse ouvertement le Premier ministre Ousmane Sonko d’être à l’origine de cette procédure, qu’elle qualifie de « règlement de comptes politique ». Selon le communiqué, la privation de liberté de Pape Malick Ndour repose essentiellement sur un rapport d’expertise privé jugé non contradictoire et entaché de nombreuses irrégularités.
Le parti s’interroge notamment sur les conditions d’élaboration de ce rapport, soulignant que l’intéressé n’aurait pas été entendu ni mis en mesure de contester les conclusions techniques avancées. L’APR remet également en question la désignation de l’expert ainsi que le financement de son intervention, estimant que ces zones d’ombre fragilisent la crédibilité de la procédure.
Toujours selon le communiqué, Pape Malick Ndour s’est pourtant toujours conformé aux exigences judiciaires, répondant aux convocations et respectant les mesures d’assignation à domicile sous surveillance électronique. Dès lors, sa détention est jugée « disproportionnée » au regard des principes de nécessité et de respect des libertés fondamentales.
L’APR considère que cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large de restriction de l’expression politique. Elle alerte sur un risque de perte de confiance des citoyens envers l’institution judiciaire, évoquant le spectre d’une « justice aux ordres ».
Face à cette situation, le parti appelle à une mobilisation citoyenne pour défendre l’État de droit, les libertés publiques et le pluralisme politique. Il annonce également des actions à venir pour dénoncer ce qu’il perçoit comme des tentatives répétées de « bâillonnement » d’une voix politique.
À travers cette sortie, l’APR repositionne clairement le débat sur le terrain politique, transformant une affaire judiciaire en enjeu majeur de confrontation autour de l’indépendance de la justice et du respect des droits fondamentaux.

