Dans une publication sur sa page Facebook, Cheikh Abdoul Ahad Gaïndé Fatma relance le débat sur le projet d’aéroport associé à Touba, mettant en lumière les écarts entre discours publics, perceptions et réalités territoriales.
Il y ressort que le débat autour de l’« aéroport de Touba » illustre les tensions persistantes entre communication politique, perception populaire et réalité des politiques publiques au Sénégal.
Dans une analyse publiée hier, Cheikh Abdoul Ahad Gaïndé Fatma souligne que le projet en question ne concerne pas exclusivement Touba, mais s’inscrit dans une logique d’aménagement du pôle centre, avec une implantation prévue à Déali, dans le département de Linguère.
Selon l’auteur, l’utilisation récurrente du nom de Touba dans les discours publics relève d’une stratégie symbolique, visant à capitaliser sur le poids religieux, démographique et économique de la ville. Une pratique qui, si elle peut renforcer l’adhésion, comporte aussi des risques en termes d’attentes non satisfaites.
Cette situation met en évidence un décalage entre les annonces et les réalités vécues par les populations, notamment en matière d’infrastructures de base et de mobilité. Un contraste qui alimente frustrations et incompréhensions.
L’analyse appelle à une double responsabilité : d’une part, les acteurs locaux et les citoyens sont invités à faire preuve de discernement face aux discours publics ; d’autre part, les autorités sont encouragées à adopter une communication plus rigoureuse, fondée sur la transparence et la précision.
Au-delà du cas de Touba, cette réflexion pose la question plus large de l’équité territoriale et de la nécessité d’aligner les discours, les attentes et les actions pour un développement crédible et durable.

