Routes, écoles et universités : onze interpellations de Guy Marius Sagna obtiennent une réponse

Le député Guy Marius Sagna annonce avoir reçu les réponses du gouvernement à onze questions écrites adressées au ministre des Infrastructures. Les dossiers concernent notamment des routes en chantier, des établissements scolaires et plusieurs projets universitaires, avec des échéances annoncées, des études à mener et des travaux dont la reprise reste à négocier.

Le suivi des infrastructures routières et scolaires revient au centre du débat parlementaire. Dans une publication, le député Guy Marius Sagna a annoncé que le gouvernement du Sénégal, à travers le ministre des Infrastructures, avait répondu à onze questions écrites portant sur des projets confrontés à des retards, à des difficultés d’exécution ou à des besoins de construction.

Les réponses apportées concernent plusieurs localités du pays. Elles font état de chantiers dont l’achèvement est programmé pour 2027, d’études techniques encore en cours et de projets pour lesquels des démarches restent nécessaires avant une éventuelle prise en charge.

Des retards sur plusieurs axes routiers

Parmi les dossiers évoqués figure le tronçon Ngaye-Mékhé-Mérina Ndakhar-Pékesse-Niakhène-Thilmakha. Long de 44 kilomètres et confié à l’entreprise SOTRACOM, le chantier affiche un taux d’exécution de 30 %, alors que 37,5 % du délai contractuel de douze mois a déjà été consommé. Les travaux, qui auraient connu une interruption de quatre mois, sont annoncés pour une fin au deuxième trimestre de 2027.

La route Diattar-Halwar, dans le département de Podor, accuse également du retard. Selon les informations communiquées au député, le taux d’avancement physique est estimé à environ 54 %. Plusieurs facteurs expliqueraient les difficultés rencontrées, tandis que l’achèvement est prévu au quatrième trimestre de 2027.

Dans la région de Kolda, le bitumage de la route Kabendu-Pirada, dans la zone d’Ouassadou, à Vélingara, doit faire l’objet d’une étude par AGEROUTE pour déterminer la possibilité de son intégration au Programme spécial de désenclavement (PSD).

Le dossier de la route Méouane-Pire reste, lui aussi, en suspens. Son aménagement est inscrit au PSD, mais le programme est actuellement à l’arrêt. Le gouvernement serait en discussion avec les partenaires pour permettre la reprise des travaux.

Enfin, concernant le CEM de Tambouille, dans le département de Bignona, le démarrage des travaux est annoncé pour la fin du mois d’octobre 2026. Cette échéance est liée à la diminution des pluies et à l’amélioration attendue des conditions d’accès au chantier.

Des établissements scolaires en attente de solutions

Les questions écrites ont également porté sur plusieurs infrastructures éducatives. Pour le CEM de Gaoulé Boffé, un examen prioritaire est annoncé en vue d’une éventuelle intégration dans un programme de construction en cours ou à venir.

Au lycée El Hadj Omar Lamine Badji, la lenteur des travaux est expliquée par l’attente des résultats d’une étude complémentaire demandée. Concernant le CEM El Hadji Ibrahima Thiaw, l’avant-projet détaillé et le dossier de consultation des entreprises sont en cours d’élaboration.

À Nyassia, l’insuffisance de salles de classe doit faire l’objet d’une mission technique de la Direction des constructions scolaires. L’objectif est d’évaluer les besoins et d’étudier les possibilités de remplacer les abris provisoires. Une mission de diagnostic doit également être diligentée dans les meilleurs délais pour le daara moderne public de Hombo.

Les universités également concernées

Le député a par ailleurs interpellé le gouvernement sur les chantiers de l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niasse, de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane et de l’Université Assane Seck de Ziguinchor.

Ces dossiers s’inscrivent dans une série de préoccupations relatives à l’état d’avancement des infrastructures d’enseignement supérieur. Les éléments publiés par Guy Marius Sagna ne détaillent toutefois pas, pour chacun de ces établissements, les réponses précises apportées par le ministère.

Avec ces onze questions écrites, le parlementaire remet en lumière les difficultés rencontrées par plusieurs projets d’infrastructures à travers le pays. Les réponses gouvernementales présentent des échéances et des pistes de résolution, mais plusieurs dossiers restent tributaires d’études techniques, de décisions de programmation ou d’accords avec les partenaires. Leur évolution permettra d’apprécier la concrétisation des engagements annoncés.

Pape Ismaïla CAMARA
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