Le CICES a abrité, jeudi 24 septembre 2026, la cérémonie de présentation du programme de taxis électriques issu du partenariat entre la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) et l’Office national de formation professionnelle (ONFP). Une première étape marquée par la livraison de 100 véhicules.
Le programme de taxis électriques porté par la BCI, le FDTT et l’ONFP entre dans sa phase opérationnelle. La cérémonie organisée le 24 septembre au CICES, à Dakar, a permis de présenter les 100 premiers véhicules destinés à intégrer progressivement le parc de taxis.
Selon le communiqué de la BCI, le programme prévoit la mise en circulation de 1 000 véhicules d’ici au premier trimestre 2027, avec un objectif de 500 véhicules livrés avant la fin de cette année. Le programme affiche également une ambition de 10 000 véhicules à l’horizon 2030.
L’initiative vise à accompagner la modernisation de la mobilité urbaine en remplaçant progressivement les flottes vieillissantes par des véhicules électriques et en proposant des solutions de financement ainsi qu’un mécanisme de garantie.
Les véhicules retenus sont des EX2 Pro de la marque chinoise Geely. Ils sont présentés comme entièrement électriques, équipés notamment de systèmes GPS intégrés et destinés à fonctionner avec un réseau de recharge rapide dédié. Leur autonomie annoncée dépasse 400 kilomètres.
Un financement en crédit-bail
Le dispositif repose sur un modèle de crédit-bail permettant aux chauffeurs de devenir propriétaires de leur véhicule au terme de quatre années. La BCI assure le financement de l’acquisition et met en place l’écosystème financier ainsi que les stations de recharge rapide.
Le communiqué indique également que les véhicules électriques permettraient de réduire les dépenses liées à l’énergie et à la maintenance. Le coût de l’électricité au kilomètre est présenté comme trois à cinq fois inférieur à celui des carburants, tandis que les frais de maintenance pourraient être réduits de plus de 50 %.
Le programme prévoit par ailleurs une couverture sociale pour les chauffeurs, comprenant notamment la retraite et l’assurance maladie pour eux-mêmes et leurs familles, ainsi qu’une assurance tous risques et la prise en charge de la maintenance des véhicules.
Recrutement et formation des chauffeurs
La phase de recrutement, d’entretiens et de sélection des chauffeurs est déjà engagée. Plus de 150 candidats ont été évalués.
Selon le communiqué de la BCI, les candidats doivent notamment être âgés de 25 à 55 ans, justifier d’au moins deux années d’expérience professionnelle continue comme chauffeur, disposer d’un permis B et fournir plusieurs documents, dont un historique de conduite et un casier judiciaire vierge.
Ils devront également suivre trois modules de formation, représentant dix jours au total, et réussir les tests nécessaires à l’obtention des certificats d’aptitude de la BCI.
Pour Mbassor Sarr, conseiller technique du directeur général de la BCI, le programme s’inscrit dans la volonté de promouvoir une mobilité moderne, propre et accessible, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029.

