Nouvelles technologies/Sea Bubble : ces voitures qui voleront bientôt au-dessus de la Seine

De  petites bulles surfant à la surface de la Seine et qui transportent des passagers d’un point à un autre. Ces voitures volantes au design futuriste pourraient être mises en service dès 2017 à Paris. Lors de sa visite au salon VivaTech le 2 juillet, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a laissé entendre que le modèle serait idéal pour équiper les douaniers de Bercy. Une initiative qui a manifestement déplu au secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, lequel s’est fendu lundi 4 juillet d’un tweet incisif, reprochant au ministre de l’Economie de s’attribuer son pré carré :

Le service des Douanes dépend en effet du ministère des Finances ou de son secrétariat d’Etat au Budget. Emmanuel Macron aurait-il donc délibérément marché sur les plates-bandes de ses colocataires de Bercy ?

Non, répond son cabinet.

« Le ministre s’est effectivement rendu sur le stand lors du salon VivaTech mais n’a effectué aucune commande. S’il a fait une telle déclaration devant les journalistes, c’était sur le ton de l’humour », précise le cabinet d’Emmanuel Macronà « l’Obs ».

Mais que sont ces voitures volantes qui déclenchent des vagues au ministère de l’Economie et des Finances ?

Les véhicules ressemblent à de petites citadines de type Renault Zoé ou Fiat 500. A la différence près qu’elles lévitent 70 cm au-dessus des eaux

Ces voitures ont été conçues par le recordman de vitesse en planche à voile Anders Bringdal et le navigateur Alain Thébault, inventeur de l’Hydrocoptère, un trimaran qui peut s’élever jusqu’à 5 mètres au-dessus des flots grâce à des ailes qui génèrent une poussée hors de l’eau. Le voilier a atteint la vitesse record de 92 km/h.

Le principe est le même pour la voiture Sea Bubble : l’engin volant, propulsé par deux moteurs électriques, peut atteindre 18 km/h, la vitesse maximale autorisée sur la Seine.

Sa stabilité est assurée par des foils, des ailes immergées dans l’eau. Les batteries du modèle, dont le coût unitaire s’élève à 12.000 euros, sont rechargées grâce à des panneaux solaires et à des bornes électriques. Le véhicule, de 4 mètres de long et 2 mètres de large, peut transporter jusqu’à quatre passagers.

Paris en première ligne

Ce mode de transport, silencieux et propre, a retenu l’intérêt de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a fait part de sa volonté de mettre ces appareils en circulation sur la Seine dès 2017 :

« Je souhaiterais, si possible, que Paris soit la première capitale à tester les deux premiers prototypes de vos bulles volantes électriques sur la Seine. »

Les Sea Bubble fonctionneront dans un premier temps sur le modèle des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) mais pourront, à terme, être disponibles en libre-service à la manière des Autolib’.

tempsreel.nouvelobs.com

Momar Diack SECK
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