Le SUTSAS dénonce une gestion jugée « autoritaire » et « arbitraire » du Directeur général de l’ARP, accusé de retards de salaires, de recrutements clientélistes et de décisions abusives. Le syndicat appelle le ministre de la Santé à intervenir sans délai pour éviter une crise.
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Le climat social à l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP) est plus que tendu. Dans un communiqué rendu public, le Secrétariat exécutif permanent (SEP) du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) dénonce ce qu’il qualifie de « terreur » et « d’inepties » du Directeur général, le Dr Alioune Ibnou Abou Talib Diouf.
Selon le SUTSAS, depuis sa nomination, le responsable peine à assurer la régularité du paiement des salaires. À ce jour, les rémunérations du mois d’août ne sont toujours pas versées. Le syndicat dénonce également des « recrutements clientélistes et népotiques », des réductions unilatérales de salaires, ainsi que des affectations et rétrogradations jugées « arbitraires ».
Le SEP accuse en outre le Directeur de « descentes discourtoises » chez des sages-femmes et infirmiers chefs de poste, dans le cadre d’une prétendue lutte contre les faux médicaments. Estimant que « la coupe est pleine », le syndicat annonce la mise en place d’une section locale au sein de l’ARP et exige l’annulation des mesures contestées, le paiement immédiat des salaires et le respect des acquis.
En cas d’inaction, le SUTSAS avertit que le Directeur pourrait être déclaré « persona non grata » avec le soutien du collectif And Gueusseum. Le syndicat attire également l’attention sur le sort des 256 agents du projet Buffet dont les contrats ont expiré en juillet 2025, sans que leurs salaires d’août et septembre ne soient payés.
« La responsabilité du ministre de la Santé est pleinement engagée », prévient le SEP, qui estime que l’inertie des autorités pourrait aggraver la crise sociale dans le secteur pharmaceutique.

