Les fortes précipitations enregistrées dans la nuit de dimanche à lundi ont lourdement affecté plusieurs quartiers de Saint-Louis. Des habitations et établissements scolaires ont été envahis par les eaux pluviales, tandis que plusieurs axes routiers et rues sont devenus difficilement praticables.
La ville de Saint-Louis s’est réveillée sous les eaux après les fortes pluies tombées dans la nuit. Dans plusieurs quartiers du faubourg de Sor, notamment à Pikine, Diaminar, Cité Niakh et Darou, les populations font face à d’importantes difficultés liées aux inondations. Des maisons et des établissements scolaires ont été envahis par les eaux pluviales, alors que plusieurs routes, rues et ruelles sont devenues impraticables ou difficilement accessibles.
Selon Sud Quotidien, la situation est particulièrement préoccupante à Pikine Guinaw Rail, où de nombreuses habitations, rues et ruelles sont inondées. Même l’école primaire du quartier n’a pas été épargnée par les eaux, compliquant davantage les déplacements des habitants et notamment ceux des enfants.
Habitant de Guinaw Rail, Sandjiry Diop décrit une situation devenue particulièrement difficile. Il évoque les risques sanitaires liés à la cohabitation avec les eaux usées et déplore le caractère récurrent du phénomène. Selon lui, les populations vivent cette situation depuis une dizaine d’années.
Face à cette situation, il appelle les autorités étatiques à intervenir en faveur d’une restructuration du quartier afin de trouver une solution durable aux problèmes d’assainissement. Il sollicite notamment l’appui du président de la République et du Premier ministre, affirmant que les habitants sont épuisés par ces inondations répétitives.
Les populations ont déjà tenté de contribuer à l’évacuation des eaux. Sandjiry Diop indique ainsi que des motopompes ont été achetées par les habitants, mais que l’absence de tuyaux permettant d’acheminer les eaux limite leur efficacité. Il a toutefois tenu à saluer l’intervention des sapeurs-pompiers auprès des populations sinistrées.
La situation pose également la question de la rentrée scolaire. Plusieurs établissements qui avaient été débarrassés des eaux pluviales sont à nouveau inondés à la suite des dernières précipitations. Ces conditions risquent ainsi de compliquer l’effectivité du concept « Oubi tey Jang tey », les autorités étant appelées à relancer les opérations d’évacuation des eaux dans les écoles concernées afin de permettre aux élèves de regagner leurs classes dans les meilleurs délais.
Sud Quotidien rapporte ainsi une situation particulièrement préoccupante dans plusieurs quartiers de la capitale du Nord, où les populations sinistrées lancent un appel à l’aide aux autorités face à l’ampleur des difficultés causées par les fortes pluies.

