Un groupe de hackers affirme détenir des preuves de corruption impliquant des responsables africains du football. Des accusations graves, mais non confirmées à ce stade, qui pourraient raviver les tensions autour de l’attribution du titre continental.
Une vive controverse secoue le football africain à la suite de révélations attribuées au groupe de hackers « Jabaroot DZ ». Dans une série de publications, ces derniers accusent Fouzi Lekjaa, dirigeant influent du football marocain, d’avoir versé près de 15 millions d’euros à certains membres de la Confédération africaine de football (CAF) afin d’influencer une décision liée à l’attribution du titre de la Coupe d’Afrique des Nations.
Selon ces allégations, ces fonds auraient permis de faire proclamer le Maroc champion, au détriment du Sénégal, pourtant vainqueur sur le terrain. Le groupe affirme également que des circuits sensibles auraient été mobilisés, impliquant notamment des responsables du renseignement marocain.
Autre élément soulevé : la régularité de la procédure décisionnelle. Les hackers évoquent une anomalie concernant la participation d’un membre du jury d’appel de la CAF, qui n’aurait plus été habilité à siéger. Ils avancent également que la décision aurait été prise sans atteindre le quorum requis.
Le groupe annonce la publication prochaine de documents et d’enregistrements censés étayer ces accusations. Il affirme par ailleurs que la décision contestée ne résistera pas à un éventuel recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
À ce stade, aucune confirmation officielle n’est venue corroborer ces accusations, qui doivent donc être considérées avec prudence. Néanmoins, elles pourraient alimenter les débats sur la gouvernance du football africain et la transparence des instances dirigeantes.

