Mali-fake news sur le carburant : l’armée dénonce une “manipulation médiatique” sur une supposée libération de terroristes

Les autorités militaires maliennes rejettent catégoriquement des allégations faisant état d’un accord avec des groupes armés pour faciliter l’approvisionnement en carburant, dans un contexte sécuritaire et logistique sous tension.

L’agence Ecofin nous informe que l’armée du Mali a fermement démenti, le 30 mars, les informations relayées par certains médias évoquant la libération de plus d’une centaine de présumés terroristes en échange du passage de convois de carburant sur le territoire national. Une version qualifiée de « pure manipulation » par les autorités militaires.

Face à la presse, le colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a dénoncé un « terrorisme médiatique » visant, selon lui, à discréditer les forces armées et à semer la confusion dans l’opinion publique. Il a rejeté sans ambiguïté toute idée de négociation avec des groupes qualifiés de terroristes.

Ces allégations, selon l’agence, diffusées quelques jours plus tôt par certains organes de presse, faisaient état d’un accord supposé avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), prévoyant la libération de détenus à la mi-mars en contrepartie de la sécurisation des convois de carburant jusqu’à la fête de Tabaski.

Un contexte sécuritaire et énergétique tendu

Cette polémique intervient dans un climat marqué par des défis persistants en matière de sécurité et d’approvisionnement. Depuis plusieurs années, le Mali est confronté à des attaques récurrentes de groupes armés visant notamment des infrastructures stratégiques, des sites industriels et des convois logistiques.

La capitale, Bamako, a d’ailleurs connu des perturbations dans son ravitaillement en carburant ces derniers mois, en raison de l’insécurité sur certains axes de transport.

Dans ce contexte, les autorités maliennes réaffirment leur ligne de conduite : aucun compromis avec les groupes armés, mais un renforcement des dispositifs sécuritaires pour garantir la continuité de l’approvisionnement énergétique et la protection des corridors logistiques.

Momar Diack SECK
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