Le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne a examiné l’affaire opposant Mady Touré au président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall. Le verdict est attendu dans les prochains jours.
Le contentieux lié à l’assemblée générale controversée de la Fédération sénégalaise de football (FSF) connaît une nouvelle étape. L’affaire opposant Mady Touré à l’actuel président de la FSF, Abdoulaye Fall, a été examinée mardi 10 mars 2026 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, en Suisse.
L’audience de plaidoiries s’est déroulée devant un panel composé de trois arbitres spécialisés en droit du sport.
Parmi eux figure le juriste suisse Jean-Samuel Leuba, docteur en droit de l’Université de Lausanne et membre de l’Ordre des avocats vaudois et de la Fédération suisse des avocats.
La formation arbitrale comprend également l’avocate française Joëlle Monlouis, spécialiste du droit du sport et des affaires, inscrite au barreau de Paris. Très active sur le continent africain, elle a déjà accompagné plusieurs fédérations, clubs et sportifs de haut niveau.
Le troisième arbitre est Me Patrick Kabou, avocat sénégalais inscrit au barreau du Gers en France, connu pour son engagement dans plusieurs dossiers liés aux droits humains, notamment la défense de supporters sénégalais détenus au Maroc après une finale de Coupe d’Afrique des nations.
Au cours de l’audience, les parties ont présenté leurs arguments et différents éléments de preuve, notamment des vidéos, attestations et constats d’huissier.
Selon les indications fournies à l’issue de la séance, la décision du TAS devrait être rendue dans un délai de sept à dix jours après les plaidoiries, ce qui situe l’annonce du verdict entre le 17 et le 20 mars.
L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences importantes pour la gouvernance du football sénégalais. Si la décision confirme les résultats contestés, Abdoulaye Fall conservera son mandat à la tête de la FSF.
En revanche, une annulation du scrutin pourrait ouvrir la voie à une intervention de la FIFA et à la mise en place d’un comité de normalisation pour gérer la fédération

