Licenciement de 32 agents du PF2E : le collectif annonce une grève de la faim et interpelle Diomaye Faye

Les 32 agents licenciés du Programme de formation école-entreprise (PF2E) durcissent leur mouvement pour obtenir leur réintégration. Réunis en conférence de presse le lundi 12 octobre 2026 au CNTS FC, avec le soutien du Collectif interministériel des agents de l’administration, ils dénoncent une rupture de contrat qu’ils jugent abusive et annoncent une grève de la faim.

Le conflit entre les anciens agents du PF2E et les autorités compétentes entre dans une nouvelle phase. Les travailleurs concernés réclament leur réintégration au sein de ce programme relevant du ministère chargé de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique. Lors de leur rencontre avec la presse, ils ont dénoncé les conséquences sociales de leur licenciement et appelé à une intervention des plus hautes autorités de l’État.

Selon les informations rapportées par emedia.sn, Oumar Dramé, coordonnateur du Collectif interministériel des agents de l’administration, a apporté son soutien aux 32 travailleurs. Il estime que les conditions de leur départ sont inacceptables et dénonce des décisions qui, selon lui, portent atteinte aux droits des salariés et aux dispositions du Code du travail.

« Nous ne pouvons pas accepter que des travailleurs licenciés de façon abusive, qui sont des pères de famille, soient ainsi traités », a-t-il déclaré, soulignant les difficultés croissantes d’accès à l’emploi au Sénégal. Il considère qu’un contrat à durée indéterminée doit offrir des garanties et appelle les autorités à respecter les règles encadrant les relations de travail.

Plus d’un an sans salaire, selon les agents

Prenant la parole au nom du collectif, Mahmoud Konté a rappelé que les agents concernés seraient sans emploi depuis septembre 2025. Cette situation les aurait privés de revenus alors qu’ils doivent continuer à assumer leurs dépenses quotidiennes, notamment le loyer, la scolarité des enfants, les soins de santé et les autres charges familiales.

« Nous ne réclamons pas une faveur. Nous demandons le respect de nos droits et la reconnaissance de nos années de service », a-t-il soutenu, selon emedia.sn.

Les travailleurs demandent également des explications claires et transparentes sur les motifs ayant conduit à la rupture de leurs contrats. Ils réclament un réexamen de la décision et interpellent directement le président de la République, afin que des instructions soient données pour parvenir à un règlement définitif du différend.

Des inquiétudes sur les licenciements dans le public

Au cours de la conférence de presse, les responsables du collectif ont élargi leurs préoccupations à la situation de l’emploi dans les secteurs public et parapublic. Oumar Dramé a évoqué des chiffres de licenciements massifs avancés dans l’administration et les services publics et parapublics. Certaines estimations mentionnées lors de la rencontre feraient état de 3 000 travailleurs concernés, tandis que d’autres avanceraient un bilan inférieur.

Le responsable syndical a également dénoncé des situations dans lesquelles des travailleurs licenciés seraient remplacés par de nouvelles recrues dans des délais rapprochés. Des allégations qui, selon lui, soulèvent des interrogations sur les critères appliqués et sur le traitement réservé aux agents concernés.

Face à cette situation, le collectif maintient sa revendication principale : la réintégration des 32 agents du PF2E. L’annonce d’une grève de la faim traduit leur volonté de renforcer la pression pour obtenir une réponse des autorités.

Les travailleurs espèrent désormais l’ouverture d’un dialogue susceptible de déboucher sur une solution durable. En attendant, ils appellent les responsables concernés à examiner leur dossier et à apporter une réponse à leurs revendications.

Dieyna SENE
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