La Brigade de recherches (BR) de Keur Massar a interpellé, le 25 août 2026, un ressortissant sénégalais présenté comme un présumé chef de gang impliqué dans plusieurs faits de violence et d’agression en banlieue dakaroise.
Selon les informations rapportées par Libération, l’intéressé, identifié comme Mbengue Diagne, a été placé en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol à mains armées, violences et voies de fait, coups et blessures volontaires, outrage à agent dépositaire de l’ordre public, rébellion, détention d’arme blanche et trafic de chanvre indien.
L’interpellation fait suite à des plaintes déposées par deux citoyens qui affirment avoir été victimes d’agressions. Les gendarmes de la BR de Keur Massar ont alors mené une opération de sécurisation ayant permis de mettre la main sur le suspect.
D’après les éléments recueillis par Libération, Mbengue Diagne serait présenté dans certains milieux comme un « parrain » pour des agresseurs opérant dans la banlieue. Il est également soupçonné d’être à la tête d’un gang qui s’en prenait aux citoyens à la fin des combats de lutte.
Le mis en cause aurait par ailleurs défié les forces de sécurité à travers des publications sur TikTok, alors qu’il était activement recherché. Après plusieurs agressions présumées, il se serait réfugié dans le secteur des Parcelles Assainies de Keur Massar et aurait trouvé refuge, avec certains de ses acolytes, dans la forêt de Mbao.
Dans la nuit du 24 au 25 août, une nouvelle agression aurait eu lieu aux abords de la station Shell de Keur Massar. Un homme, témoin de la scène, aurait tenté de porter secours à la victime. Les agresseurs lui auraient alors porté un coup de couteau à l’avant-bras. La victime initiale aurait également été blessée et sa moto endommagée à coups de pierres.
Les assaillants avaient ensuite pris la fuite. Les deux victimes ont toutefois formellement identifié le suspect interpellé par les gendarmes.
La perquisition effectuée à son domicile a, par ailleurs, permis aux enquêteurs de découvrir deux machettes, des bidons de diluant vides ainsi que des résidus de chanvre indien. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue de ses responsabilités présumées et d’identifier d’éventuels complices.

