Face à la grève générale annoncée du 21 au 23 octobre 2026 par le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT), Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle l’État et les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et à garantir la protection des populations les plus vulnérables. L’organisation insiste sur le respect des engagements sociaux et la préservation des services essentiels.
Les tensions sociales qui se dessinent au Sénégal suscitent des inquiétudes au sein de la société civile. Dans un communiqué publié le 20 octobre 2026 à Dakar, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa préoccupation face aux revendications syndicales portant notamment sur le respect des accords sociaux, le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale.
Pour l’organisation présidée par Adama Mbengue, cette situation pose directement la question de l’effectivité des droits économiques, sociaux et culturels, consacrés notamment par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Le droit au travail, à des conditions professionnelles justes, à la sécurité sociale, à un niveau de vie suffisant, à la santé et à l’éducation exige, selon elle, des politiques publiques concrètes et le respect des engagements pris.
ADHA attire également l’attention sur les conséquences humaines qu’une perturbation prolongée des services essentiels pourrait entraîner. L’interruption des enseignements, les retards dans les prises en charge médicales, les pertes de revenus et les difficultés d’accès aux services indispensables risquent d’affecter directement les populations.
Les enfants, les malades, les travailleurs précaires et les ménages à faibles revenus figurent parmi les catégories les plus exposées. L’organisation estime que ces personnes ne doivent pas devenir les principales victimes collatérales d’un conflit social dont elles ne sont pas nécessairement les parties prenantes.
Tout en réaffirmant son attachement aux libertés syndicales, à la négociation collective et au droit de grève dans le respect du cadre juridique applicable, ADHA rappelle que les droits des travailleurs et ceux des usagers ne sont pas contradictoires. Ils doivent, au contraire, bénéficier d’une protection équivalente.
Dans cette perspective, l’organisation exhorte l’État à rendre compte de l’exécution des accords sociaux et à publier un calendrier précis comportant des engagements vérifiables. Elle invite également le gouvernement et les partenaires sociaux à privilégier un dialogue sincère et constructif, assorti d’un mécanisme transparent de suivi des décisions.
La préservation des soins urgents et du droit à l’éducation constitue une autre priorité soulignée par ADHA, qui recommande, si nécessaire, des mesures de rattrapage scolaire. L’organisation appelle par ailleurs toutes les parties à veiller à la sécurité des personnes, à la liberté de circulation et au respect des droits fondamentaux.
Dans son communiqué, ADHA plaide finalement pour une sortie de crise fondée sur la responsabilité, la transparence et la justice sociale. Pour Adama Mbengue, la stabilité sociale ne peut être durable sans le respect des droits, l’exécution effective des engagements publics et la protection des populations.

