Dans une déclaration rendue publique le 18 février, le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale tire la sonnette d’alarme sur la gouvernance sanitaire et sociale, évoquant dysfonctionnements institutionnels, contentieux sociaux et insuffisances structurelles.
Le Syndicat unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale a vivement critiqué la gestion actuelle du secteur sanitaire et social, dénonçant ce qu’il qualifie de « santé-poubelle » dans une déclaration du 18 février 2026.
Le syndicat déplore notamment l’inaction des autorités face à la situation de l’Agence de réglementation pharmaceutique, devenue selon lui un point de convergence des revendications syndicales. L’affaire dite SOFTCARE, pour laquelle aucune issue définitive n’a été annoncée malgré l’ouverture d’une enquête parlementaire, illustre, à ses yeux, les insuffisances de gouvernance.
Le SUTSAS s’inquiète également de l’absence de mesures conservatoires concernant des produits jugés impropres à la consommation, découverts lors d’une inspection technique dans une usine pharmaceutique. Parallèlement, il réaffirme la poursuite de la lutte pour la préservation des acquis sociaux à l’ARP et l’apurement du passif dû aux contractuels et travailleurs des collectivités territoriales.
Au plan social, l’organisation syndicale exprime son regret face à l’éclatement institutionnel de l’Action sociale, qu’elle estime affaiblie au moment où émergent des problématiques sensibles, notamment des affaires présumées de transmission volontaire du VIH à des mineurs. Elle appelle à une prise en charge globale des victimes et à un renforcement des moyens humains et financiers du département.
La déclaration évoque aussi la hausse des accidents de la route, dont le bilan 2026 serait en progression de 40 % par rapport à 2024, ainsi que les difficultés persistantes des centres de promotion et de réinsertion sociale et les crises chroniques affectant les hôpitaux de Richard-Toll et de Saint-Louis.
Face à cette situation, le SUTSAS interpelle le gouvernement sur plusieurs priorités, dont le remembrement de l’Action sociale, la résolution du contentieux de l’ARP, le paiement du passif social et l’adoption de textes législatifs relatifs à la médecine traditionnelle, aux examens prénuptiaux et à l’orientation familiale.
Le syndicat conclut en appelant à des réformes structurelles favorisant une médecine davantage préventive et à un règlement des arriérés de bourses universitaires pour préserver la paix sociale.

