À Toubab Dialaw, un collectif de la diaspora dénonce un projet d’extension du port de Ndayane qu’il assimile à une nouvelle vague d’expropriations injustes et appelle à un dialogue urgent avec l’État.
La tension monte à Toubab Dialaw autour du projet d’extension du port de Ndayane. Réuni le 29 avril 2026, le Collectif de la diaspora de Yène-Dialaw a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale d’État », selon des propos rapportés par le quotidien Le Témoin.
D’après Le Témoin, le collectif accuse les autorités de préparer une nouvelle expropriation de 600 hectares, après une première phase controversée portant sur 1 200 hectares. Une démarche jugée opaque et unilatérale par les populations concernées.
Le porte-parole, Idrissa Badji, a fustigé une opération menée, selon lui, sans transparence ni concertation, dénonçant des indemnisations incomplètes et injustes. Toujours selon Le Témoin, les terres visées seraient densément habitées et abriteraient logements, commerces et activités agricoles.
Le collectif avance également une accusation sensible : ces nouvelles cessions serviraient à apurer une dette contractée auprès de l’opérateur DP World. Une situation qualifiée d’inacceptable par les membres, qui y voient une « privatisation des sacrifices » des populations locales.
Face au silence des autorités, malgré plusieurs démarches et une audience évoquée avec le chef de l’État, la frustration reste vive. Le Témoin souligne que la diaspora, fortement implantée dans la zone, se sent particulièrement lésée après des années d’investissement.
Tout en se disant favorable au développement, le collectif appelle à une approche inclusive et respectueuse des droits fonciers. Il formule plusieurs exigences, dont la suspension des expropriations, un audit indépendant et l’ouverture d’un dialogue transparent.
Déterminés, les membres préviennent qu’ils ne comptent pas abandonner le combat, tout en se disant ouverts à une solution concertée.

