Exploitation aurifère : Bamako renforce la lutte contre les activités minières clandestines et crée une brigade spéciale des mines

Le gouvernement malien a annoncé la création d’une brigade spéciale des mines destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. Une mesure qui vise à limiter les pertes économiques liées à l’exploitation clandestine de l’or.

Lors du Conseil des ministres du 11 mars, les autorités ont adopté des projets de textes portant création d’une Brigade spéciale des mines, chargée de renforcer les actions de répression contre l’orpaillage clandestin.

Selon Agence Ecofin, cette nouvelle unité aura notamment pour mission d’exercer des fonctions de police judiciaire des mines et de contribuer à la protection et à la sécurisation des sites d’exploitation.

L’initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance et la structuration des activités minières illégales malgré les opérations de répression menées ces dernières années.

Ces activités posent plusieurs défis au Mali, notamment sur les plans économique, environnemental et sécuritaire, en raison notamment de l’utilisation de produits chimiques dangereux et des tensions dans certaines zones minières.

Les enjeux financiers sont particulièrement importants. D’après les estimations relayées par Agence Ecofin, la production d’or issue de l’exploitation artisanale et à petite échelle pourrait atteindre entre 30 et 57 tonnes par an, bien au-delà des chiffres officiels.

Entre 2012 et 2022, plus de 300 tonnes d’or non déclarées auraient ainsi été produites, représentant une valeur estimée à 13,5 milliards de dollars.

Face à ces pertes importantes pour l’économie nationale, les autorités maliennes espèrent que la création de cette brigade permettra de mieux contrôler le secteur et d’augmenter les recettes minières.

Momar Diack SECK
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