L’Alliance Pour la République a annoncé qu’elle ne participera pas aux consultations initiées par le président de la République dans le cadre du Dialogue national prévu du 21 au 31 mai 2026. Dans un communiqué, le parti dénonce un format jugé non inclusif et estime que plusieurs acteurs politiques majeurs ont été écartés du processus.
Le Dialogue national voulu par le président Bassirou Diomaye Faye suscite déjà des réserves dans les rangs de l’opposition.
Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’Alliance Pour la République a annoncé qu’elle ne prendra pas part aux consultations prévues du 21 au 31 mai 2026.
Le parti estime que l’initiative présidentielle marque une rupture avec la tradition de dialogue républicain « transparent et inclusif » qui prévalait jusque-là.
Selon l’APR, les autorités n’ont pas précisé les termes de référence des rencontres ni les finalités exactes de ces consultations.
Le parti dénonce également un format qui, selon lui, ignore délibérément plusieurs partis et coalitions politiques considérés comme des acteurs majeurs de l’espace public national.
Un processus jugé éloigné du cadre de 2016
Dans son communiqué, l’APR estime que ces consultations sont « largement en deçà » des dispositions prévues par le décret de 2016 portant création et organisation du comité de pilotage du Dialogue national.
Ce texte consacre notamment le 28 mai comme Journée du Dialogue national.
Le parti considère dès lors ne pas être concerné par cette initiative et précise qu’aucun mandataire ne sera envoyé pour représenter la formation politique aux consultations.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des débats autour des modalités du dialogue politique et de la participation des différentes sensibilités nationales aux réformes institutionnelles et électorales.

