Deux coups de brique à la tête : à Bargny , Balla Lô interpellé après la mort de son frère

Balla Lô, 26 ans, a été interpellé le 27 septembre à Yoff-Diamalaye après la mort de son frère Daouda Lô, à la suite de violences survenues au domicile familial de Bargny-Wakhander. Le suspect reconnaît avoir porté deux coups de brique à la tête de son frère, tout en déclarant ignorer que celui-ci avait succombé à ses blessures.

Les policiers du poste de Bargny ont retrouvé Balla Lô à l’intérieur du mausolée de Seydina Limamou Laye, à Yoff-Diamalaye, où il était en train d’égrener son chapelet. Recherché après les faits survenus dans sa famille, le jeune homme a été interpellé avant d’être entendu sur les circonstances de l’incident.

D’après son récit, une première altercation l’avait opposé à son frère Daouda Lô le vendredi 25 septembre, vers 20 heures. Il affirme que son frère cherchait à l’empêcher de sortir de la maison. Une dispute aurait alors éclaté et Daouda Lô lui aurait porté plusieurs coups, notamment avec un balai et avec le poing au niveau de la racine du nez, provoquant un saignement.

Balla Lô explique que cet épisode l’aurait profondément affecté. Il reproche notamment à ses proches de l’avoir conduit auprès d’un charlatan à Rufisque plutôt que dans une structure sanitaire après les coups reçus. Il dit avoir vécu cette situation comme une humiliation et avoir nourri, à partir de là, l’intention de se venger de son frère.

Le lendemain matin, samedi 26 septembre, vers 7 heures, il aurait ainsi pris une brique se trouvant à proximité de sa chambre et porté deux coups à la tête de Daouda Lô. Après les faits, il a pris la fuite.

Selon Libération, Balla Lô affirme qu’après son départ, il n’avait reçu aucune information sur l’état de santé de son frère et ignorait que celui-ci était décédé. Il soutient également ne pas avoir constaté de sang après les coups et dit n’avoir appris la mort de Daouda qu’au moment de son interpellation.

Au cours de son audition, le mis en cause a également évoqué des antécédents de crises épileptiques remontant à 2007 et a confirmé avoir été conduit dans un centre de santé mentale à Thiès en 2025. Il aurait toutefois reconnu avoir refusé les médicaments qui lui avaient été prescrits.

À ce stade de la procédure, Balla Lô a été placé en garde à vue pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. La qualification reste toutefois soumise aux conclusions médico-légales destinées à établir le lien de causalité entre les violences et le décès.

Libération précise que l’enquête devra désormais permettre d’établir avec précision les circonstances du drame familial et les responsabilités pénales susceptibles d’en découler.

Mamadou Nancy Fall
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