Face à la pression démographique et à l’urbanisation accélérée, le partenariat public-privé (PPP) apparaît comme une solution structurante pour améliorer l’accès au logement au Sénégal.
Le Sénégal fait face à un défi majeur : garantir un accès équitable à un logement décent dans un contexte de croissance démographique rapide et d’urbanisation soutenue. Selon l’expert Al Hassane Diop, le recours au partenariat public-privé (PPP) constitue une réponse pertinente pour relever ce défi.
La problématique du logement s’inscrit dans une dynamique mondiale. D’après la Banque mondiale, près de 70 millions de nouveaux citadins s’ajoutent chaque année dans les pays en développement. En Afrique subsaharienne, la population urbaine pourrait doubler d’ici 2030, accentuant la pression sur les infrastructures et les services de base.
Dans ce contexte, le PPP offre des perspectives intéressantes. Il permet de mobiliser des financements privés et de bénéficier de l’expertise technique du secteur privé, tout en optimisant les ressources publiques. Le Sénégal s’est déjà engagé dans cette voie, notamment à travers des structures comme la SN HLM et la SICAP SA, avec un objectif ambitieux de 500 000 logements sociaux sur dix ans dans le cadre de l’agenda « Sénégal 2050 ».
Expert en Partenariats Public-Privé, Al Hassane Diop propose plusieurs pistes pour renforcer l’efficacité de ces partenariats. Il plaide notamment pour l’intégration de la résilience climatique dans les projets, le recours au financement mixte, ainsi que la mise en place de mécanismes de partage des risques et d’incitations basées sur la performance.
Au-delà de l’aspect financier, le PPP peut contribuer à améliorer la qualité et la durabilité des logements, tout en réduisant les coûts et en accélérant la mise en œuvre des projets. Une approche qui pourrait permettre au Sénégal de mieux répondre aux attentes croissantes des populations en matière d’habitat.
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

