Convocation Par Whatsapp : Pourquoi Abdoulaye Daouda Diallo conteste cette procédure de la commission d’enquête

La convocation de l’ancien ministre Abdoulaye Daouda Diallo devant la commission d’enquête parlementaire chargée du dossier « Un étudiant, un ordinateur » suscite une controverse sur les formes de la procédure et les responsabilités liées à la conservation des archives administratives. Dans une lettre ouverte, l’ancien ministre conteste les modalités de sa convocation, fixée au 15 octobre, et estime ne pas être en mesure d’y répondre favorablement dans les conditions indiquées.

La commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur » se heurte à une contestation d’Abdoulaye Daouda Diallo. Selon le quotidien Tribune, l’ancien ministre a adressé une lettre ouverte dans laquelle il remet en cause les conditions de sa convocation et soulève plusieurs interrogations relatives à la procédure suivie.

Au cœur de ses réserves figure notamment l’utilisation de WhatsApp pour lui transmettre la convocation à comparaître le 15 octobre. Abdoulaye Daouda Diallo déplore une démarche qu’il considère comme contraire aux exigences de courtoisie institutionnelle, d’autant qu’aucune concertation préalable sur ses disponibilités n’aurait été engagée.

L’ancien ministre conteste également le manque de précision de l’objet de la convocation. La référence à « l’éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank » ne lui paraît pas suffisamment explicite pour lui permettre de préparer utilement sa comparution et de répondre de manière éclairée aux questions des parlementaires.

La question des archives administratives

Autre point de désaccord : la demande de production de pièces justificatives. Abdoulaye Daouda Diallo rappelle qu’un ancien ministre n’est pas le dépositaire personnel des archives du département qu’il a dirigé. Selon lui, la conservation de ces documents relève des administrations compétentes, auxquelles incombe la garde des archives de l’État.

Cette position constitue un élément central de sa contestation, alors que la commission cherche à éclaircir les conditions de mise en place du fonds de garantie concerné et les responsabilités éventuellement engagées dans le dossier.

À travers sa lettre, l’ancien ministre oppose ainsi une fin de non-recevoir aux modalités retenues par la commission, en invoquant à la fois des réserves procédurales et des considérations juridiques. Cette controverse intervient dans le cadre des investigations parlementaires sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », dont les conditions de gestion font l’objet d’un examen.

Reste que les arguments avancés par Abdoulaye Daouda Diallo ne préjugent pas, à eux seuls, du fond du dossier. La commission d’enquête devra, dans le cadre de ses travaux, poursuivre l’établissement des faits et l’examen des documents utiles à ses investigations.

Mamadou Nancy Fall
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