Malgré l’existence de solutions efficaces, le cancer du col de l’utérus continue de faire des ravages, révélant des inégalités persistantes dans l’accès aux soins.
Le cancer du col de l’utérus demeure l’un des cancers les plus meurtriers en Afrique, malgré l’existence de moyens efficaces de prévention et de traitement, selon un communiqué d’Expertise France relayé par l’Agence Ecofin.
D’après Expertise France, près de 120 000 femmes ont été touchées en 2025, avec environ 89 000 décès. Ce cancer, causé par le papillomavirus humain (HPV), pourrait pourtant être évité grâce à la vaccination, au dépistage précoce et au traitement des lésions précancéreuses.
Ce paradoxe s’explique par un accès limité aux services de santé, un manque d’information et des diagnostics tardifs. Les femmes vivant avec le VIH sont particulièrement exposées.
Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé promeut la stratégie « 90-70-90 », visant à vacciner, dépister et traiter efficacement les populations à risque.
Le communiqué d’Expertise France met également en avant le programme SUCCESS, qui vise à renforcer la prévention et à améliorer l’accès aux soins à travers des innovations comme l’auto-prélèvement HPV.
L’objectif est clair : transformer les solutions existantes en accès réel aux soins, afin d’éliminer ce cancer évitable et sauver des milliers de vies.

