La grève décrétée par les enseignants affiliés à la coalition syndicale G7 continue d’impacter fortement le système éducatif dans la région de Matam. Selon Sud Quotidien, l’arrêt des cours et le boycott de plusieurs activités pédagogiques prolongent la perturbation de l’année scolaire.
Dans la région de Matam, l’école publique traverse une nouvelle phase de perturbation à la suite du mot d’ordre de grève lancé par la coalition syndicale G7. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la mobilisation des enseignants a entraîné une quasi-paralysie des établissements scolaires.
Après un premier débrayage observé la veille, les enseignants ont poursuivi leur mouvement, laissant de nombreuses salles de classe vides. Des établissements préscolaires jusqu’au secondaire, enseignants et élèves se font rares, plongeant les écoles dans une atmosphère particulièrement morose.
D’après Sud Quotidien, cette situation contribue à réduire davantage le quantum horaire, déjà fragilisé par des interruptions répétées au cours de l’année. Les activités pédagogiques et les évaluations subissent ainsi de fortes perturbations.
Face à ce contexte, les autorités éducatives ont décidé de reporter l’essai départemental, initialement prévu les 11 et 12 mars, afin de tenir compte des journées de grève annoncées par les syndicats.
Le bras de fer entre l’État et les enseignants semble toutefois loin de connaître un dénouement rapide. Les syndicats ont en effet annoncé un durcissement du mouvement, avec plusieurs mesures de pression supplémentaires.
Parmi celles-ci figurent notamment le boycott des évaluations, la suspension des cellules d’animation pédagogique, ainsi que le refus de participer à certaines activités scolaires comme les manifestations sportives ou la formation initiale des enseignants.
Les responsables syndicaux ont également évoqué une rétention d’informations administratives par certains chefs d’établissement et inspecteurs, une stratégie visant à accentuer la pression sur les autorités.
Dans ce contexte tendu, Sud Quotidien souligne que l’année scolaire pourrait continuer à subir d’importantes perturbations si aucune solution n’est rapidement trouvée entre le gouvernement et les organisations syndicales.

