Le commissariat de Fatick a interpellé Aliou Badji, un chauffeur de taxi clandestin âgé de 36 ans, soupçonné de trafic illicite de gasoil. Une importante quantité de bidons avait été découverte en août dernier dans une propriété du quartier Peulga. Le mis en cause aurait reconnu les faits et désigné des camions-citernes et des véhicules intervenant sur le chantier de l’autoroute Fatick-Kaolack comme sources d’approvisionnement.
Après près de deux mois d’investigations, les policiers de Fatick ont procédé à l’arrestation d’Aliou Badji, poursuivi pour trafic illicite de produits hydrocarburés, transport irrégulier de passagers et défaut de permis de conduire de catégorie D. L’affaire remonte au mois d’août 2026, lorsque les services de police ont reçu un renseignement faisant état de l’existence d’un réseau de commercialisation clandestine de gasoil dans le quartier Peulga.
D’après les informations rapportées par Quotidien Libération, le réseau serait animé par un chauffeur de taxi clandestin. Les enquêteurs ont alors mis en place un dispositif de surveillance autour du suspect et de son domicile.
Le 11 août 2026, vers 12 h 20, une descente a été effectuée sur les lieux. Alerté par la présence des policiers, le suspect recherché avait réussi à s’enfuir en escaladant le mur de clôture. Les agents avaient néanmoins découvert 15 bidons de 20 litres remplis de gasoil, ainsi que 74 bidons vides de même capacité, dont le contenu aurait déjà été écoulé sur le marché noir. Le tout était dissimulé dans un fossé creusé à l’arrière de la maison.
Un homme identifié comme M. Diédhiou, présent sur les lieux, avait été interpellé puis relâché après audition, faute de charges suffisantes. Il avait toutefois désigné son ami Aliou Badji comme propriétaire du gasoil saisi.
L’exploitation de cette piste a finalement permis aux enquêteurs d’interpeller le suspect, mercredi, à bord de sa Peugeot 307, à la sortie de Fatick en direction de Diakhao. Une somme de 350 000 francs CFA, présentée comme provenant de son commerce illicite, a été saisie sur lui.
Selon Quotidien Libération, Aliou Badji aurait reconnu les faits et déclaré exercer cette activité depuis près de trois ans. Il aurait également affirmé se ravitailler auprès de camions-citernes et d’autres véhicules intervenant sur le chantier de l’autoroute Fatick-Kaolack, tout en disant ignorer l’identité et les coordonnées de ses fournisseurs.
L’exploitation de son téléphone n’a toutefois pas permis, à ce stade, d’identifier ces derniers. L’enquête se poursuit afin de déterminer les ramifications éventuelles du réseau et les responsabilités des personnes impliquées.

