Dans un communiqué daté du 27 octobre 2026, l’Association pour la protection de la sacralité de la vie humaine (Holy Living) tire la sonnette d’alarme face à une succession de drames survenus au Sénégal. Évoquant les accidents de la route, les féminicides, les agressions mortelles et les effondrements de bâtiments, l’organisation interpelle le président de la République et réclame des mesures concrètes pour renforcer la prévention, les contrôles et les sanctions.
L’accumulation des drames humains enregistrés au Sénégal suscite une nouvelle interpellation des pouvoirs publics. Dans un communiqué intitulé « Psychose et déliquescence sociale : qui pour se soucier de nos vies ? », Holy Living dénonce la répétition des décès liés aux accidents, aux violences et aux effondrements d’ouvrages.
L’organisation évoque près de 40 morts en moins d’une semaine, répartis entre plusieurs accidents sur les routes de Saint-Louis, de Malika et de la VDN3, des féminicides signalés à Podor et à Thiès, ainsi que des crimes à l’arme blanche à Zac Mbao, Guinaw Rails et Darou Khoudoss. Elle mentionne également des effondrements de bâtiments en construction ou délabrés.
Pour Holy Living, cette succession de tragédies ne saurait être considérée comme une simple série de faits divers. L’association insiste sur les conséquences humaines de ces événements, qui laissent des familles endeuillées, des enfants privés de leurs parents et des proches confrontés à des pertes souvent brutales.
Elle exprime sa compassion aux familles endeuillées et adresse ses condoléances à toutes les personnes touchées par ces drames.
Une alerte sur la prévention et les responsabilités
L’organisation estime que la répétition de ces événements doit conduire à s’interroger sur la place accordée à la protection de la vie humaine dans les politiques publiques et dans les comportements individuels.
Dans son communiqué, Holy Living met en garde contre le risque de banalisation des décès et des violences. Elle souligne que les accidents ne devraient pas être considérés comme de simples faits divers lorsque des manquements éventuels en matière de prévention, de sécurité ou de contrôle doivent être examinés.
L’association estime également que l’absence de mesures préventives efficaces et l’insuffisance de l’établissement des responsabilités pourraient exposer davantage de personnes à de nouveaux drames. Elle appelle ainsi à une réponse qui ne se limite pas aux réactions suscitées par les événements, mais qui s’inscrive dans la durée.
Le président de la République directement interpellé
Face à cette situation, Holy Living interpelle directement le président de la République et lui demande de faire connaître sa position ainsi que les engagements concrets de l’État en matière de protection de la vie humaine.
L’organisation pose plusieurs questions relatives aux mesures immédiates susceptibles d’être prises pour renforcer la sécurité routière, prévenir les violences au sein des couples et des familles, protéger les femmes menacées et garantir le respect des normes de construction.
Elle réclame également une politique de contrôle, de sanction et de prévention permettant d’établir les responsabilités et de réduire les risques de répétition de ces drames.
Pour l’association, la réponse attendue doit être à la hauteur de la gravité des faits évoqués. Elle demande des engagements vérifiables, des mesures concrètes et un calendrier de mise en œuvre afin que les annonces puissent être suivies et évaluées.
Des mesures coercitives réclamées
Dans la dernière partie de son communiqué, Holy Living appelle les pouvoirs publics à adopter des mesures fortes, effectives et contrôlables, dans le respect de la loi et des droits fondamentaux.
L’association entend ainsi placer la prévention des décès évitables et la protection des personnes au centre du débat public. Sa démarche vise plusieurs domaines, de la sécurité routière à la lutte contre les violences, en passant par le contrôle des constructions.
À travers cette interpellation rendue publique le 27 octobre 2026, Holy Living demande que la succession des drames entraîne une réponse institutionnelle concrète, au-delà des condoléances et de l’émotion provoquée par chaque nouvelle tragédie.

