Sénégal : des milliards sous enquête, une République au pied du mur face à ses responsabilités ! Par Serigne Habib Ndaw

Qui a laissé faire, qui doit répondre ? La fin de l’impunité ou une occasion historique manquée ?

L’heure n’est plus aux déclarations, mais à la vérité, aux décisions et aux actes !

 

Contribution citoyenne de Serigne Habib Ndaw

Patriote octogénaire engagé au service de la Nation

 

Il est des moments dans la l’histoire d’un pays où le silence devient une démission morale et où la conscience citoyenne impose de parler avec fermeté.

 

Le Sénégal se trouve aujourd’hui devant une épreuve majeure de vérité et de responsabilité nationale.

 

Les commissions d’enquête parlementaires consacrées notamment  » Un étudiant, un ordinateur   » , aux licences de pêche et au patrimoine bâti de l’Ètat soulèvent de graves interrogations sur la gestion de nos ressources publiques.

 

Des dizaines de milliards de francs cfa sont évoqués dans certains dossiers, tandis que d’autres concer-nent un patrimoine national et des intérêts économiques considérables.

 

Certes, les auditions ne constituent pas des condamnations. Les irrégularités et les responsabilités doivent être établies conformément au droit.

 

Mais une question fondamentale demeure : comment des décisions engageant d’aussi importants intérêts publics ont-elles été prises, exécutées et contrôlées ?

 

Où étaient les organes de surveillance ? Les autorités de tutelle ? Les mécanismes d’alerte ? Et quelles mesures seront prises pour que les éventuelles défaillances ne se reproduisent plus ?

 

L’argent public n’est ni un patrimoine privé, ni une récompense politique, ni un butin à partager. Il appartient exclusivement à la Nation.

 

Monsieur Le Président De La République :Garantissez La Vérité, Sans Protection

Ni Interférence !

 

Monsieur le Président,

Votre responsabilité est aujourd’hui considérable.

Il ne vous appartient pas de désigner des coupables,mais de garantir le fonctionnement régulier des institutions et les conditions d’une justice indépendante.

Les circonstances exigent des engagements publics et vérifiables.

Vous devez veiller à ce que les administrations coopèrent sans réserve avec les autorités compétentes, que les archives et les pièces justificatives soient préservées et qu’aucune pression politique ne puisse entraver les investigations.

Aucune proximité avec le pouvoir, aucune fonction passée ou présente, aucune solidarité partisane ne doit constituer une immunité de fait.

La République ne saurait protéger des intérêts particuliers au détriment de l ‘intérêt général.

 

Monsieur Le Premier Ministre : Exigez Des Résultats  Et Un Calendrier !

 

Le gouvernement doit répondre aux interrogations soulevées par ces dossiers, dans le respect des prérogatives du Parlement et de la justice.

Il lui revient d’engager sans délai des contrôles administratifs et financiers rigoureux, de vérifier les procédures de passation des marchés, d’examiner la gestion des licences et d’établir un inventaire fiable du patrimoine immobilier public.

Les éventuels préjudices devront être évalués avec précision, en distinguant les montants engagés, les paiements effectués et les pertes réelles constatées

Je demande la présentation, dans les trente jours, d’un plan gouvernemental de sécurisation des ressources publiques, assorti d’un calendrier de cent jours, de responsables identifiés et d’objectifs mesurables.

Il ne s’agit plus de promettre la bonne gouvernance, mais de démontrer concrètement qu’elle fonctionne.

Madames Et Messieurs Les Députés :Ne Vous Arrêtez Pas Aux Auditions !

 

Les commissions d’enquête ne doivent pas devenir une succession de révélations médiatiques sans lendemain.

 

Le peuple attend des investigations rigoureuses, des preuves documentées et des conclusions exploitables.

Je demande que chaque commission produise, dans les délais légaux, un rapport surconstancié précisant les faits établis, les anomalies relevées, les responsabilités éventuelles et les mesures correctives recommandées.

Ces rapports devront être rendus publics dans les limites autorisées par la loi.

Les éléments susceptibles de caractériser des infractions devront être transmis aux autorités judiciaires compétentes.

Le Parlement ne doit pas seulement révéler les failles de l’Ètat. Il doit contribuer à les refermer durablement.

 

Autorités Judiciaires : Que La Loi S’applique À Tous.

 

La justice doit agir en toute indépendance sans précipitation, sans complaisance et sans discrimination .

Toute infraction démontrée doit recevoir les suites prévues par la loi. Toute personne mise en cause doit bénéficier de la présomption d’innocence et des droits de la défense.

Lorsque des préjudices sont établis, les procédures légales de restitution, de recouvrement et de réparation doivent être engagées.

Ni intouchables, ni boucs émissaires. Ni impunité, ni justice de circonstance.

C’est à cette condition que la confiance des citoyens pourra être durablement restaurée.

Cinq Décisions Pour Protéger Désormais Les Richesses Nationales.

 

Au-delà des investigations en cours, cinq décisions structurelles s’imposent :

 

  1. Un inventaire numérique national du patrimoine

de l’Ètat, des occupations et des  baux.

  1. Une traçabilité intégrale des marchés publics, depuis leur attribution jusqu’à la réception effective des prestations et paiement final.
  2. Un contrôle transparent des licences et concessions , notamment dans les secteurs stratégiques comme la pêche.
  3. Un suivi public des recommandations des commissions parlementaires, de la Cour des comptes et des organes de contrôle, avec      indication des suites effectivement données.
  4. Un mécanisme permanent de prévention des des conflits d’intérêts, de protection des lanceurs d’alerte et de responsabilisation des gestionnaires publics.

 

Ces mesures doivent être inscrites dans un programme national assorti d’échéances variables.

Car une réforme sans calendrier est une promesse. Un contrôle sans conséquence est une démission de l’Etat.

 

Conclusion  – Le Sénégal Ne Peut Plus Se Contenter De S’indigner !

 

À plus de quatre- vingts ans, après avoir vu se succéder plusieurs générations de dirigeants, je refuse de considérer les dérives de la gestion publique comme une fatalité nationale.

 

Je refuse que les grandes révélations soient suivies de l’oubli, que les responsabilités se dissolvent dans des procédures et que les intérêts particuliers continuent de menacer les richesses collectives.

Le Sénégal n’a pas besoin de nouveaux discours sur la vertu. Il a besoin d’institutions capables de la faire respecter.

J’interpelle solennellement le Président de la République, le Premier ministre, les députés, les magistrats et tous les détenteurs de responsabilité publiques.

 

Le temps des déclarations doit céder la place à celui des décisions.

Que les faits soient établis  .

Que les responsabilités soient déterminées.

Que les préjudices soient réparées.

Que les défaillances soient corrigées.

La souveraineté nationale ne se proclame pas seulement à la tribune des discours. Elle se mesure à notre capacité de protéger nos ressources, notre patrimoine et l’avenir de nos enfants.

 

L’histoire retiendra moins le nombre de scandales révélés que le courage des institutions à en tirer toutes les conséquences.

 

Un Peuple Peut Supporter Des Sacrifices Pour Construire Son Avenir.  Il Ne Doit Jamais Être Condamné À Payer Les Conséquences De L’irresponsabilité  De Ceux Qui Gèrent Ses Richesses .

 

La République Doit Être Plus Forte Que Les Intérêts Qui La Menacent.

 

Monsieur

Serigne Habib Ndaw

Patriote Octogénaire Engagé Au

Service De La Nation.

 

Le 11 Octobre  2026

Dieyna SENE
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