Installation du CCJS : l’ADHA interroge sur l’efficacité des dispositifs publics et demande un audit des politiques et instances existantes

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) prend acte de l’installation du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), tout en appelant à évaluer les dispositifs déjà consacrés à la jeunesse. L’organisation estime qu’un nouveau conseil doit s’accompagner d’un mécanisme de suivi et de redevabilité.

L’installation du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal suscite une réflexion de l’ADHA sur l’efficacité des dispositifs publics dédiés à la jeunesse. Dans un communiqué daté du 29 septembre 2026, l’organisation dit saluer toute initiative visant à renforcer la participation des jeunes à la gouvernance publique.

Selon Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), une question demeure toutefois : avant de créer ou d’installer de nouvelles instances, ne faudrait-il pas évaluer rigoureusement celles qui existent ou ont déjà existé ?

L’organisation rappelle que les jeunes Sénégalais font face à plusieurs défis, notamment l’emploi, l’insertion professionnelle, la formation, le financement, la précarité, la migration irrégulière et l’accès aux opportunités.

L’ADHA cite notamment le Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ), créé par le décret n°2021-172 du 27 janvier 2021. Cette instance avait notamment pour mission de coordonner, suivre et évaluer les politiques d’emploi et d’insertion des jeunes. Le décret prévoyait également l’élaboration annuelle d’un rapport d’évaluation.

L’organisation pose dès lors plusieurs questions sur ces rapports : où sont-ils, quelles recommandations ont-ils formulées, lesquelles ont été mises en œuvre et avec quels résultats ?

Pour l’ADHA, ces interrogations relèvent de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance des politiques publiques.

L’organisation demande ainsi un audit indépendant, transparent et documenté des politiques, programmes et instances consacrés à la jeunesse. Cet exercice devrait permettre, selon elle, d’évaluer les résultats obtenus, les ressources mobilisées, les éventuels chevauchements et les écarts entre les engagements et leur mise en œuvre.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) estime également que le CCJS devra éviter de devenir une instance supplémentaire dont les recommandations resteraient sans suite.

L’organisation appelle donc à faire de ce Conseil un espace de proposition, de participation citoyenne, de suivi et de redevabilité, avec la publication régulière de ses avis, recommandations, rapports d’activité et du suivi de leur mise en œuvre.

Pour l’ADHA, l’enjeu dépasse ainsi la seule consultation des jeunes. Il s’agit également de mesurer les résultats des politiques publiques, de publier les bilans et de rendre compte de leur mise en œuvre.

Michel DIEYE

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Michel DIEYE

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