Actes contre nature : le gouvernement assume le durcissement du Code pénal , Ousmane Sonko exclut tout moratoire sur la nouvelle loi

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a réaffirmé vendredi devant les députés que la nouvelle loi renforçant la répression des actes contre nature sera appliquée « sans faiblesse ». Le chef du gouvernement a également rejeté les critiques internationales visant ce texte récemment promulgué.

Répondant aux députés lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’appliquer de manière stricte et impartiale la nouvelle loi modifiant l’article 319 du Code pénal sénégalais.

Source APS, le Premier ministre a déclaré que « la loi, par essence, est impersonnelle » et qu’aucune personne concernée par cette disposition ne saurait échapper à son application, quel que soit son statut social ou politique.

Le chef du gouvernement a soutenu que l’enjeu principal réside désormais dans l’effectivité de la loi. Selon lui, une fois votée et promulguée, toute disposition légale doit être respectée par l’ensemble des citoyens, y compris ceux qui s’y étaient opposés lors des débats parlementaires.

Promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, la loi n°2026-08 du 27 mars 2026 modifie l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Le texte durcit les sanctions relatives aux actes dits « contre nature » et introduit également les notions d’apologie et de financement de ces actes.

Le texte prévoit notamment des peines d’emprisonnement de cinq à dix ans ainsi que des amendes allant de deux à dix millions de francs CFA pour les personnes reconnues coupables.

Face aux critiques formulées dans plusieurs pays occidentaux, notamment en France, Ousmane Sonko a défendu la souveraineté législative du Sénégal. Il a affirmé que le peuple sénégalais demeure libre de ses choix de société et n’a « pas de leçons à recevoir » de l’étranger sur cette question.

Le Premier ministre a également estimé que cette réforme vise à « protéger la société » et à lutter contre certains phénomènes sanitaires, évoquant notamment la question du VIH.

Selon APS, Ousmane Sonko a enfin assuré qu’aucun moratoire ne serait envisagé après la promulgation du texte, insistant sur la volonté du gouvernement de veiller à son application effective.

Dieyna SENE
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