L’expert électoral Ndiaga Sylla analyse les projets de réforme et appelle à davantage de garanties pour la transparence et l’indépendance des institutions.
Les réformes constitutionnelles et électorales en cours suscitent des réserves. Dans une analyse détaillée, Ndiaga Sylla met en lumière plusieurs insuffisances, notamment en matière de gouvernance électorale.
Il reconnaît certaines avancées dans les avant-projets, mais regrette l’absence de consensus autour de ces réformes, rompant avec la tradition de concertation. Il souligne également que la Commission électorale nationale autonome (CENA/CENI) n’est toujours pas consacrée dans la Constitution.
L’expert pointe aussi des lacunes dans la réforme des partis politiques, notamment l’absence d’un organe indépendant de régulation et un encadrement insuffisant du financement.
Par ailleurs, il insiste sur la nécessité de clarifier les règles relatives à la Cour constitutionnelle, notamment en ce qui concerne la désignation de ses membres, afin de garantir son indépendance.
Pour Ndiaga Sylla, ces éléments sont essentiels pour renforcer la crédibilité du processus électoral et consolider l’État de droit.

