Le procès très attendu de Ndella Madior Diouf et de ses coaccusés dans l’affaire Keur Yeurmandé n’a finalement pas démarré ce 24 mars 2026 à Dakar. La chambre criminelle a décidé de renvoyer l’ouverture des débats au 28 avril, tout en maintenant les accusés en détention.
L’affaire Keur Yeurmandé, qui avait profondément choqué l’opinion publique sénégalaise, connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Selon des informations rapportées par igf.sn, le dossier impliquant Ndella Madior Diouf et ses coaccusés a été évoqué ce mardi devant la chambre criminelle du tribunal de Dakar, sans que les débats ne puissent s’ouvrir.
En effet, la juridiction a décidé de renvoyer le procès au 28 avril prochain, date à laquelle les audiences de fond devraient enfin débuter. Une décision qui prolonge l’attente autour de cette affaire particulièrement sensible, comme le souligne igf.sn.
Les prévenus font face à de lourdes accusations, notamment traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort, ainsi qu’homicide involontaire. Ces faits remontent à décembre 2023, période durant laquelle la diffusion d’images montrant des nourrissons dans un état critique avait suscité une vague d’indignation à travers le pays.
Lors de l’audience, les avocats de la défense ont sollicité une mise en liberté provisoire pour leurs clients. Une requête fermement combattue par le ministère public. Le procureur de la République a en effet plaidé pour le maintien en détention, estimant que les garanties présentées par la défense étaient insuffisantes.
Le juge a finalement suivi cette position en rejetant la demande de liberté provisoire, confirmant ainsi la détention de Ndella Madior Diouf et de ses coaccusés jusqu’à la prochaine audience.
Ce dossier, qui continue de susciter une forte émotion, devrait connaître une phase décisive à partir du 28 avril, avec l’ouverture attendue des débats sur le fond, selon igf.sn.

