Depuis La Mecque, un magistrat sénégalais remet en cause la base juridique de la décision de la CAF sur un match controversé. Le magistrat sénégalais Mamadou Yakham Keïta a vivement critiqué la décision rendue par la Confédération africaine de football (CAF) dans une affaire liée à un match interrompu, estimant qu’elle repose sur une interprétation discutable des règlements.
Dans une analyse publiée depuis La Mecque, où il séjourne pour la Oumrah, il soutient que les articles invoqués par la CAF concernent des cas d’abandon définitif ou d’impossibilité de poursuivre une rencontre, et non une interruption temporaire suivie d’une reprise du jeu.
Selon Mamadou Yakham Keïta, le fait que les joueurs soient revenus sur le terrain et que le match ait repris confère à la rencontre une validité juridique qui ne saurait être ignorée.
Il dénonce ainsi une « interprétation extensive » des textes, contraire au principe d’interprétation stricte des sanctions disciplinaires. Une telle démarche reviendrait, selon lui, à dénaturer les faits et à ouvrir la voie à une insécurité juridique dans le domaine sportif.
Pour le magistrat, une décision fondée sur une reconstruction des faits plutôt que sur leur qualification objective constitue une entorse aux principes fondamentaux du droit.

