Pourquoi cette féroce bataille entre Cissé Lô et Cheikh Kanté ?

Entre les deux frères de parti (APR), le tonitruant parlementaire Moustapha Cissé et Cheikh Kanté DG du Port de Dakar et non moins distributeur automatique des griots et artistes, ce n’est plus le grand amour.

Loin s’en faut, d’ailleurs parole de lactuacho.com !

A travers des coups à fleurets mouchetés et une guéguerre des tranchées, Cissé Lô avait récemment ‘’déshabillé’’ Cheikh Kanté, rappelant la galère de son passé.

Poussant le bouchon plus loin, il avait même narré sur la SenTv comment le DG du port,  en visite de ‘’sensibilisation sur son cas’’ chez lui avec son épouse, avait pleuré de chaudes larmes.

C’était avant que lui, Cissé Lô ne plaide pour Cheikh auuprès de Macky et que ce dernier ne lui cède les commandes du juteux Port Autonome de Dakar (PAD).

Aujourd’hui la guerre est ouverte.

La preuve Cheikh Kanté, via ses bras droits avait à son tour tiré sur le député Moustapha Cissé, avant qu’une plainte ne soit annoncée contre le ‘’pyromane’’ parlementaire.

Nouvelle réponse du berger à la bergère, Moustapha Cissé Lô, en conférence publique hier a encore chargé Cheikh, notamment sur sa gestion du port.

Il a expliqué que des copies de documents contenant de graves accusations sur une passation de marché au port lui ont été remises. Elles ne sont que des copies qu’un acteur économique a déposé au niveau de l’OFNAC, l’organe chargé de lutter contre la corruption.

Moustapha Cissé Lô au passage a subtilement donné raison à Mamadou Lamine Diallo, son collègue député, qui indexait la gestion nébuleuse de certains dossiers du PAD.

Last but not least, il a indiqué qu’il va saisir l’Assemblée Nationale, pour  qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question.

Dans sa logique transparaît une volonté de voir Cheikh Kanté rejoindre Karim Wade, parmi les VIP de la prison de Reubeuss.

Pourquoi cette féroce bataille entre les deux frères de parti, Cissé Lô et Cheikh Kanté au moment où leur leader est chargé de partout ?

La question reste posée. Peut-être que les analystes politiques pourront y répondre.

Momar Diack SECK
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