L’insuffisance de compétences politiques et professionnelles :« Un des obstacles à une bonne participation des acteurs de la pêche artisanale » selon Dr. Mamadou Goudiaby

Le directeur des pêches maritimes, Dr. Mamadou Goudiaby a présidé l’ouverture de la première session de formation au module portant sur « La gestion des écosystèmes marins et côtiers et cogestion des ressources halieutiques » de l’Association Ouest Africaine Pour le Développement de la Pêche Artisanale (ADEPA).

Selon M. Goudiaby, l’insuffisance de compétences politiques et professionnelles, constitue l’un des obstacles à une bonne participation des acteurs de la pêche artisanale.
Selon Dr. Goudiaby, la pêche artisanale joue un rôle important sur les plans socioculturels, économiques et environnementaux. Et elle contribue de manière significative à la création d’emplois, de richesses pour les Etats et les communautés et constitue une source de nourriture essentielle en contribuant ainsi à la sécurité alimentaire des populations des Etats côtiers.

Selon lui, les signes de surexploitation des ressources et de dégradation des habitats sont aujourd’hui réels et handicapent fortement la durabilité des pêcheries des pays membres de la CSRP.
« Le diagnostic et l’analyse de la situation contextuelle montrent que la participation des professionnels de la pêche en général et de la pêche artisanale en particulier à la définition, à la mise en œuvre et au suivi/évaluation des politiques des pêches est une condition indispensable à la durabilité des pêches. Un des obstacles à une bonne participation des acteurs de la pêche artisanale est l’insuffisance de leurs compétences politiques et professionnelles », dira le directeur des pêches maritimes.
Il estime que le renforcement de la bonne gouvernance de la pêche au sein des organisations professionnelles de la pêche artisanale (OPPA), peut constituer un levier important pour lutter contre les mauvaises pratiques de pêche, l’irrespect des mesures règlementaires et la course au poisson.
« La formation des professionnels de la pêche artisanale doit donc être au début et à la fin des différents processus le long de la chaine de valeur des produits halieutiques. La formation des professionnels de la pêche artisanale doit donc être au début et à la fin des différents processus le long de la chaine de valeur des produits halieutiques », renchérit Dr. Goudiaby.

Cette formation est destinée principalement aux nouveaux leaders (pêcheurs, mareyeurs, transformatrices) d’organisations professionnelles de pêche artisanale, des trois pays francophones de la Commission Sous Régionale des Pêches (Guinée, Mauritanie, Sénégal). Et son objectif est de contribuer au renforcement des compétences techniques et politiques des professionnelles de la pêche artisanale dans une perspective de leur meilleure participation à la durabilité de la pêche.
Quant à M. Moussa Mbengue, secrétaire exécutif de l’ADEPA, il précise que ce projet d’une durée de 3 ans (décembre 2015-novembre 2018) vise essentiellement à renforcer les compétences professionnelles et politiques des Organisations Professionnelles de pêche artisanale ainsi que leur autonomisation en vue d’améliorer leurs capacités d’influence sur les politiques publiques de pêche.
« L’une des conditions préalable à une participation active et qualitative des professionnels de la pêche artisanale aux politiques publiques de pêche et au développement durable de la pêche est qu’ils disposent de compétences suffisantes leur permettant d’assumer leur rôle fondamental de vecteur de changement dans un contexte ouest africain de la pêche marquée par de profondes mutations et une complexité notoire. Il n’ya pas de pêche durable sans ressources humaines de qualité, c’est-à-dire des hommes et des femmes conscients des défis et enjeux actuels de la pêche et susceptibles de contribuer efficacement au développement du secteur », dira-t-il.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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