Journée mondiale des réfugiés : quand faire une enquête sur des réfugiés devient une activité très risquée pour les journalistes

Menaces, interpellations, poursuites judiciaires, refus d’autorisations et d’interviews, saisies de matériel, expulsions…Tout est bon pour intimider les journalistes qui tentent de dénoncer les mauvais traitements, voire les tortures et les exactions dont sont victimes des réfugiés dans les centres d’accueil, les camps ou sur les routes de l’exil.

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé les obstacles délibérément mis en place par les États pour entraver la couverture médiatique de la plus grave crise humanitaire du début du XXIe siècle.

Revisitant des actes récents posés contre ces valeureux journalistes, RSF relève que le journaliste Alessandro Puglia a été poursuivi pour diffamation, insulté et menacé sur les réseaux sociaux. Sa seule faute a été d’avoir ramené à sa rédaction des témoignages édifiants de réfugiés dénonçant le fait “d’être traités comme des animaux” dans un centre d’accueil de migrants en Sicile

La journaliste Claire Billet et le photographe Olivier Jobard ont été interpellés à la frontière turque, expulsés, condamnés à verser une amende après avoir suivi la route de plusieurs migrants, de Kaboul et Paris, et témoigné des techniques illégales pratiquées par des garde-côtes grecs.

D’autres cas foisonnent à travers le monde, dans divers pays d’accueil ou de traversée. Il est temps que cela cesse !

Momar Diack SECK
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