ENSEIGNEMENT DE LA SANTÉ DE LA REPRODUCTION : Effectivité en 2020 dans les écoles

En Afrique en général et au Sénégal en particulier, les jeunes et les adolescents maitrisent très mal l’éducation sexuelle et reproductive. Raison pour laquelle, la Coalition en santé de la reproduction des adolescents et des jeunes en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’intégrer la Santé de reproduction (Sr) dans le système éducatif sénégalais.

Tous les clignotants sont au vert pour l’introduction de la Santé de la reproduction (Sr) dans l’enseignement au Sénégal. Selon Moussa Mané, Directeur des programmes de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef), « il sera effectif en 2020 ». « Ces contenues et ces composantes seront opérationnalisées et enseignées à l’école », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « Les disciplines porteuses ont été identifiées pour enseigner la Sr à l’école ». Il s’exprimait hier lors de la clôture de l’atelier de validation communautaire du Curriculum harmonisé de l’Éducation de la santé de la reproduction (Esr) à l’école. Comme la Sr était enseignée de manière disparate, informelle à l’école, ce dernier de faire savoir qu’elle sera bientôt insérée dans les curriculas de l’enseignement au Sénégal, du fait que les autorités ont réussi à faire de la Santé de la reproduction une question socialement bien qu’on ne peut plus occulter. Il a indiqué également que toutes les contenues sont déjà élaborées et il ne reste que la validation culturelle, sociale et communautaire. « Ce qui est plus important, nous allons vers la validation institutionnelle, vers les étapes où les contenues seront enseignées à l’école de manière officielle », a-t-il annoncé. Raison pour laquelle, il est prévu les 21 et 22 du mois courant un atelier de finalisation qui va réunir les cinq (5) bassins c’est-à-dire les six Inspections académiques du Sénégal, qui vont se regrouper à Dakar pour travailler sur le cadre harmonisé, sur le document qui est actuellement en cours, où il y a les étapes, les compétences et les ressources. « Une fois le document stabilisé, nous allons vers la validation institutionnelle au niveau politique », a dit M. Mané. Et de poursuivre : « Et une fois elle est faite le feu vert est donné pour passer à l’opérationnalisation de l’éducation de la santé de la reproduction dans les écoles, en commençant par la formation des enseignants avant d’arriver à celle des élèves ». Tout cela, précise-t-il, « se fera dans une période de huit mois, après la correction puis le passage à l’échelle ».
Un atelier de consensus était organisé en 2015, avec le ministère de l’Éducation nationale qui avait donné mandat à la Direction pour qu’elle puisse travailler avec la Coalition sur les contenues déjà élaborées.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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