Depuis quelques heures, un faux débat sur un supposé endettement caché, est entretenu par des personnes qui, pourtant, votent le budget de ľEtat, mais en ignorent le contenu malheureusement.
Ledit débat fait suite à un article de « financial times » sur une levée de fonds que ľEtat du Sénégal aurait effectué sur le marché financier régional ou international, pour solder un eurobond contracté en 2018 sous le régime du PR Macky sall et dont le paiement est arrivé à terme ce mois de mars 2026.
A ce propos, je voudrais préciser que cette opération est prévue par ľarticle 12 de la loi de finances au titre de ľannée 2026 portant sur les données ďéquilibre, dont ľalinea IV est en capture ďécran, où le gouvernement est autorisé par ľAssemblée nationale, à lever des fonds à hauteur de 6 266 milliiards.
Ce montant permettra, d’une part de financer le déficit budgétaire fixé à 1 245 milliards (soit 5,37% du PIB) et dautre part, à payer l’amortissement ou le remboursement annuel des dettes contractées du temps du Président Macky Sall à hauteur de 4 307 milliards et le reste sera consacré à la couverture de certains besoins de trésorerie.
C’est pourquoi, dire que ľopération relatée par le journal sus mentionné est une dette cachée relève d’une haute méconnaissance du fonctionnement des opérations de trésorerie de ľEtat.
La vraie dette cachée, c’est celle qui a été contractée et exécutée à ľinsu de ľAssemblée nationale qui autorise son tirage à travers la loi de finances de ľannée ou dans le cadre ďune LFR.
Il n’y a qu’au Sénégal où certaines figures pourtant respectées, manipulent avec aisance des sujets dont ils ignorent ses composantes les plus élémentaires.
Ainsi, Monsieur le ministre Cheikh Diba aura tout expliqué sur ľoption de la gestion active de la dette au detriment de la restructuration, en wolof, en sérère, en pular, en diola, en perse ou en hébreu, il ne parviendra jamais à convaincre ceux qui ont décidé volontairement de ne pas se faire convaincre par une quelconque action, soit-elle positive, venant du régime actuel.
Par Abdou Karim Sock

