La course à la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies (ONU) se précise. À l’issue du deuxième vote indicatif à huis clos organisé vendredi 21 août 2026 au Conseil de sécurité, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett a pris la tête de la compétition.
Âgée de 52 ans et ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, elle a obtenu huit voix d’encouragement, contre trois voix défavorables et quatre « sans opinion », lors de ce scrutin secret d’orientation.
Selon igfm.sn, Carolyn Rodrigues-Birkett devance ainsi de peu l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, qui avait dominé le premier vote indicatif en juillet. Cette dernière a obtenu sept encouragements, quatre découragements et quatre « sans opinion ». Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi, arrive également en troisième position avec sept encouragements, six découragements et deux « sans opinion ».
Pour le Sénégalais Macky Sall, ancien président de la République âgé de 64 ans, la compétition s’annonce particulièrement difficile. L’ancien chef de l’État sénégalais est confronté notamment à l’argument de l’alternance géographique avancé par le bloc latino-américain.
L’Afrique compte également dans cette course l’Ougandais Olara Otunnu, âgé de 75 ans. Face à eux, le continent américain aligne plusieurs candidatures, dont celle de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ainsi que celles des Équatoriennes Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki.
Pour être recommandé à l’Assemblée générale, le futur Secrétaire général devra obtenir au moins neuf voix favorables au Conseil de sécurité sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Le processus se déroule dans un contexte de fortes tensions diplomatiques et institutionnelles. Les membres permanents du Conseil de sécurité pourraient, selon les analyses rapportées, attendre les derniers tours de scrutin avant de dévoiler leurs positions et, éventuellement, faire usage de leur droit de veto.
La diplomatie russe a par ailleurs laissé entendre que de nouvelles candidatures pourraient encore être enregistrées.
Le débat porte également sur la transparence du processus. Les États-Unis et la Russie se sont opposés aux initiatives de la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, en faveur d’une plus grande ouverture des discussions.
igfm.sn rappelle que le mandat d’António Guterres doit prendre fin à la fin du mois de décembre. Dans ce contexte, les tractations diplomatiques se poursuivent à New York pour déterminer celui ou celle qui lui succédera à la tête de l’ONU.

