La capitale togolaise accueille deux ateliers régionaux consacrés à l’indice du coût de la construction et aux statistiques du handicap. Organisées dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), ces rencontres visent à renforcer les capacités statistiques des États membres de la CEDEAO afin d’améliorer la qualité des politiques publiques.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) poursuit ses efforts pour moderniser les systèmes statistiques régionaux. Réunis à Lomé, au Togo, des experts venus des États membres participent à deux ateliers portant sur l’indice du coût de la construction et les statistiques du handicap, deux domaines considérés comme stratégiques pour la planification du développement.
Présidant l’ouverture des travaux par l’intermédiaire du secrétaire général du ministère de la Planification du développement, Béguédouwè Paneto, la ministre secrétaire générale de la présidence du Conseil du Togo, Dr Sandra Ablamba Johnson, a rappelé que des statistiques fiables constituent aujourd’hui un préalable indispensable à toute politique publique efficace.
Selon elle, les données doivent être produites selon des méthodes conformes aux normes internationales afin de garantir une planification réaliste, objective et adaptée aux besoins des populations.
Pour Béguédouwè Paneto, ces deux ateliers représentent une étape importante dans la consolidation de l’architecture statistique régionale. Ils permettront aux pays membres de renforcer leurs outils méthodologiques et de disposer d’indicateurs harmonisés capables d’éclairer les décisions stratégiques.
Le responsable du Bureau national de la CEDEAO et de l’UEMOA au Togo, Essokiza Anakpa, a abondé dans le même sens, estimant que les statistiques constituent un instrument incontournable pour guider les politiques publiques et améliorer la qualité des décisions gouvernementales.
La représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, a rappelé que l’ambition de l’organisation est de doter l’espace communautaire de données fiables, comparables et porteuses de sens pour l’action publique. Elle a insisté sur l’importance de l’harmonisation des méthodes statistiques afin d’assurer une meilleure comparabilité entre les États.
Le directeur par intérim de la Recherche et des Statistiques de la Commission de la CEDEAO, le Professeur Félix Fofana N’Zué, a souligné que la tenue simultanée de ces deux ateliers illustre la volonté de l’organisation de placer la statistique au cœur de la transformation structurelle de l’Afrique de l’Ouest, conformément aux ambitions de la Vision 2050.
Selon lui, la statistique ne doit plus être considérée comme un simple outil technique mais comme un véritable levier stratégique permettant d’orienter les politiques publiques grâce à des données harmonisées, fiables et disponibles en temps opportun.
Le premier atelier est consacré à l’élaboration de l’indice du coût de la construction. Cet indicateur composite prend en compte les prix des matériaux, le coût de la main-d’œuvre, les dépenses de gestion ainsi que les coûts liés aux équipements afin d’obtenir une mesure plus représentative des coûts réels dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.
Le second atelier est dédié aux statistiques du handicap. Les participants y approfondissent notamment les méthodes développées par le Groupe de Washington, référence internationale en matière de mesure du handicap. Ces travaux visent à produire des données comparables permettant de mieux connaître la situation des personnes handicapées, d’améliorer leur inclusion sociale et professionnelle et d’orienter les politiques publiques dans ce domaine.
Ces deux rencontres s’inscrivent dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), financé par la Banque mondiale. Le programme ambitionne de renforcer les performances des systèmes statistiques nationaux, d’améliorer l’accès aux données, de favoriser leur utilisation par les décideurs et d’accélérer la modernisation des appareils statistiques dans les pays bénéficiaires.

