Sénégal : Quand L’état S’affaiblit, La République Doit Se Lever Par Serigne Habib Ndaw

Quand le silence devient une démission citoyenne où s’arrête le parti, où commence encore l’ état ?

 

Par Serigne Habib Ndaw

 

L’appel d’un citoyen octogénaire qui refuse de se taire.

À plus de quatre vingt ans, je n’ai plus rien à conquérir. Mais j’ai encore un devoir : refuser le silence lorsque je considère que l’essentiel est menacé.

Et aujourd’hui, je suis profondément inquiet pour mon pays.

Le Sénégal ne peut pas accepter que s’installe, dans une partie de l ‘opinion publique, le sentiment que l’Etat s’efface progressivement derrière les hommes, les partis, les fidélités personnelles ou les intérêts de groupes.

 

Une République n’est ni une royauté, ni une propriété privée, ni un patrimoine familial ou partisan.

Elle appartient au peuple.

Depuis l ‘arrivée au pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye, les Sénégalais étaient nombreux à espérer une rupture : davantage de justice, de transparence, d ‘exemplarité, de souveraineté et de respect des institutions.

Aujourd’hui, une question doit pouvoir être posée librement et démocratiquement :

 

Où En Est Cette Promesse ?

 

Quand des citoyens commencent à douter de l’impartialité de certaines décisions publiques ;

quand ils s’interrogent sur la frontière entre l ‘État, le parti et des proximités personnelles ;

quand la confiance envers certaines institutions s’érode ;

quand la justice elle-même est soupçonnée, à tort ou à raison, d’être exposée aux rapports de force politiques ;alors le problème dépasse les querelles entre pouvoir et opposition.

 

C’est la République elle-même qu’il faut protéger.

Je n’accuse personne sans preuves.

Mais je refuse également qu’au nom de la discipline partisane, de la peur ou des intérêts personnels, les citoyens renoncent à leur droit et même à leur devoir d’interroger ceux qui gouvernent.

Monsieur le Président de la République.

vous n’êtes pas seulement le Président de ceux qui vous soutiennent. Vous êtes le Président de tous les Sénégalais.

 

L’histoire ne retiendra pas seulement vos discours ou vos intentions. Elle jugera vos actes.

Elle dira si, sous votre présidence, les institutions

ont été renforcées ou affaiblies ; si la justice est devenue plus indépendante ; si l’administration a été davantage protégée des influences partisanes ; si le mérite a prévalu sur les appartenances ; si la transparence a progressé ; et si l’intérêt général a réellement été placé au-dessus des intérêts particuliers.

 

Le Sénégal n’a besoin ni d’un homme providentiel ni d’un pouvoir sans contradiction.

Il a besoin d’institutions plus fortes que les hommes qui les dirigent.

Je lance donc un appel au Président de la République, au gouvernement, à l’assemblée nationale, à la justice, à l’administration, à l’opposition, à la société civile, aux intellectuels, aux autorités religieuses et coutumières, à la presse et à chaque citoyen :

 

Remettons La République Au-Dessus De Tout.

 

Ni violence.

Ni haine  .

Ni insurrection.

Mais aucune résignation non plus.

 

Il Est Encore Temps !

 

Il est encore temps de corriger  .

Il est encore temps de rassembler.

Il est temps de restaurer l’équilibre la confiance.

Il est encore temps de rendre à chaque institution sa dignité et son indépendance.

Il est encore temps de remettre la loi au-dessus des hommes  .

Il est encore temps de placer l’intérêt général au dessus des intérêts particuliers.

Il est encore temps de rappeler que gouverner n’est pas posséder.

Il est encore temps de comprendre que le pouvoir n’est qu’un mandat temporaire confié par le peuple.

Il est encore temps de préserver notre démocratie avant que la défiance ne devienne irréversible  .

Il est encore temps de faire prévaloir la République sur les partis, les clans et les ambitions personnelles.

 

Car les Présidents passent.

Les majorités passent.

Mais le Sénégal demeure .

Et lorsqu’une République vacille, le devoir d’un citoyen n’est pas de se taire.

 

C’est De Se Lever, Pacifiquement, Demo-Cratiquement Et Dans Le Respect Absolu Du Droit, Pour La Défendre  .

Les Hommes Passent, La République Demeure.

Ni Haine, Ni Violence, Ni Résignation :

Debout Pour L’état De Droit.

Monsieur

Serigne Habib Ndaw

Patriote Octogénaire Engagé

Au Service De La Nation.

 

Le 07 Octobre 2026

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