Quatorze syndicats du transport routier annoncent une grève générale du 30 mars au 1er avril. Face à la menace de paralysie, le gouvernement convoque une réunion de concertation en urgence.
Le secteur du transport routier sénégalais s’achemine vers une paralysie quasi totale. Selon Vox Populi, quatorze syndicats regroupés au sein de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS) ont décrété une grève générale de trois jours, du 30 mars au 1er avril 2026.
D’après Vox Populi, cette décision est motivée par la dégradation avancée du système de transport, caractérisé par un désordre généralisé. Les syndicalistes dénoncent notamment la prolifération du transport clandestin, les rackets sur les routes, l’incivisme, le manque d’entretien des infrastructures et la précarité des conditions de travail.
Ils pointent également une tarification jugée inadaptée, la hausse du coût du carburant et une concurrence qu’ils estiment déloyale, aggravée par l’absence d’équité fiscale. À cela s’ajoute un lourd bilan en matière d’accidents, avec des pertes humaines importantes parmi les travailleurs du secteur.
La FSTRS réclame notamment sa reconnaissance comme interlocuteur unique de l’État, l’ouverture de négociations inclusives impliquant plusieurs ministères, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi des engagements.
Face à cette montée de tension, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a rapidement réagi en convoquant une réunion de concertation prévue le 26 mars à Diamniadio. Cette rencontre vise à examiner les points soulevés dans les préavis de grève et à trouver un terrain d’entente.
Les syndicats assurent toutefois que leur combat vise avant tout la modernisation du secteur et l’amélioration de la sécurité routière, tout en soulignant que la grève reste un ultime recours.

