SEM Bassirou Diomaye Faye n’a jamais usé de Son « Moi » : il est temps que les Sénégalais découvrent enfin leur Président ! Par Seynabou Sankaré Pdte du FMA

Le « moi » de Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, qui dérange après des décennies de compagnonnage dans le militantisme et la partisannerie, s’impose désormais. Il est temps pour les Sénégalais, mais aussi pour le reste du monde, de découvrir celui qui gouverne et incarne la République du Sénégal — une République qui, par essence, ne saurait être inféodée à un parti politique ni à une quelconque idéologie importée.

À travers cet entretien du Président Diomaye Faye, des vérités longtemps tues ont été mises en lumière. Un échange qui mériterait d’être traduit dans plusieurs langues afin de permettre au monde entier, et particulièrement aux réseaux panafricains, de mieux cerner la réalité de ce parti, Pastef, qui a influencé de nombreux jeunes leaders africains, notamment à travers la mise en avant stratégique du « moi » d’Ousmane Sonko.

L’heure de la vérité et de la restitution du mérite

À l’écoute des interventions du Président Diomaye sur la création de Pastef, certains éléments interrogent et invitent à une lecture critique. Plus précisément, tout parti politique, y compris Pastef, s’inscrit généralement dans une tradition idéologique identifiable, à l’instar des formations de gauche ou d’autres courants reconnus à l’échelle internationale. Or, une formation politique qui peine à clarifier son socle idéologique et qui oscille entre slogans populistes et postures dites révolutionnaires peut s’exposer à des dérives et à des incompréhensions, voire à des risques de discrédit.

Dissiper la peur autour de Pastef

L’intervention du Chef de l’État contribue également à lever une part de l’inconnu entourant Pastef. Car, bien souvent, la peur naît de l’ignorance. Le discours, à la fois concis et pédagogique, permet de mieux appréhender la réalité de ce parti, dissous le 31 juillet 2023 par l’ancien président Macky Sall, notamment dans un contexte marqué par des appels répétés à l’insurrection.

De nombreux citoyens, appartenant à ce que l’on qualifie de « majorité silencieuse », avaient été profondément marqués par les violences et les actes de vandalisme survenus lors des manifestations liées aux démêlés judiciaires d’Ousmane Sonko. Aujourd’hui, avec l’accession au pouvoir du Président Diomaye Faye, une partie de ces craintes semble s’estomper, même si des tensions et une certaine défiance persistent dans l’espace public.

Entre héritage panafricaniste et exigence de cohérence

Se réclamant du panafricanisme, et notamment de la pensée de Thomas Sankara, Ousmane Sonko s’inscrivait dans une dynamique de rupture. Pourtant, l’après-révolution, tel que l’envisageait Sankara — notamment dans son discours du 4 octobre 1984 à la 39e session de l’Assemblée générale des Nations unies — appelait à une société unie, à l’émancipation des femmes, à une jeunesse consciente et engagée, ainsi qu’à une prospérité partagée.

C’est dans cette perspective que s’inscrit, selon certains observateurs, le discours du Président Diomaye Faye, axé sur la paix, la cohésion nationale et le dialogue.

Un appel à la réforme et à la crédibilité

L’avertissement formulé par le Président de la République — « ce chemin emprunté par Pastef n’est pas le bon ; s’il ne l’arrête pas, il fonce vers sa destruction » — résonne comme une invite à la réflexion. Lorsqu’un acteur central de la genèse d’un projet politique s’exprime ainsi, il y a lieu d’en mesurer la portée.

La consolidation de Pastef en tant que parti politique structuré, crédible et porteur d’une idéologie lisible apparaît dès lors comme un enjeu majeur. Cela est d’autant plus crucial pour élargir son socle électoral, rassurer les partenaires internationaux et dissiper les doutes liés à son image passée.

Vers un Pastef stabilisé et durable

À l’approche d’un éventuel congrès du parti, cette prise de parole pourrait marquer le début d’une nouvelle phase. Celle d’un Pastef renouvelé, plus lisible, et davantage en phase avec les exigences d’un État et d’un environnement international en mutation.

Adopter une posture d’ouverture, de cohérence idéologique et de responsabilité politique pourrait contribuer à renforcer la stabilité du pays et à inscrire durablement Pastef dans le paysage institutionnel sénégalais.

En définitive, cette expression assumée du « moi » par le Président Bassirou Diomaye Faye participe à une meilleure compréhension de sa personnalité politique. Elle ouvre également la voie à une lecture plus nuancée de son engagement et de sa vision pour le Sénégal.

Enfin, le « moi » d’un Président longtemps méconnu de ses administrés

 

Vive la République

Vive le Sénégal

Vive l’Afrique

Seynabou Sankaré

Journaliste – Écrivaine

Présidente du mouvement des Femmes d’Actions

Membre du Conseil des leaders de la Coalition Diomaye Président

Michel DIEYE

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Michel DIEYE

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