La coalition syndicale And Gueusseum hausse le ton après une grève largement suivie dans le secteur de la santé et de l’action sociale.
La tension sociale s’accentue dans le secteur de la santé. Dans son communiqué de grève n°5, la coalition And Gueusseum annonce l’entrée dans une nouvelle phase de radicalisation de son mouvement, à l’issue de la grève de 72 heures tenue du 21 au 23 janvier 2026.
Selon le Directoire national, les taux de participation ont atteint des niveaux historiques, oscillant entre 80 et 90 % des travailleurs de la santé et de l’action sociale sur l’ensemble du territoire. Le mouvement aurait fortement impacté le fonctionnement des structures sanitaires, privant des millions de Sénégalais de soins pendant près de 268 heures cumulées.
And Gueusseum dénonce l’inaction des autorités face à ce qu’elle qualifie de « passif social moralement imprescriptible », tout en critiquant le train de vie des institutions dans un contexte présenté comme celui d’un pays surendetté. La coalition s’interroge également sur le sort de plusieurs dossiers sociaux, notamment les 120 hectares de Daga-Kholpa destinés aux victimes du programme SUTSAS-Namora.
Dans la poursuite de son plan d’actions, And Gueusseum annonce une tournée nationale et des assemblées générales régionales du 28 janvier au 9 février 2026, suivies d’une grève de 96 heures du 10 au 13 février, sans service minimum hors urgences. Un boycott de plusieurs programmes de santé est également prévu à partir du 28 février.

