Saint-Louis : les conducteurs de moto Jakarta dans la rue contre les tracasseries policières

À Saint-Louis, les conducteurs de moto Jakarta ont investi la principale artère de la ville pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tracasseries policières répétées, appelant à plus de considération et de respect dans l’exercice de leur activité.

La tension est montée d’un cran à Saint-Louis. Casques rouges vissés sur la tête, des centaines de conducteurs de moto Jakarta ont manifesté, mercredi matin, dans les rues de la vieille ville, nous apprend Le Témoin. Partis de la principale artère, ils ont traversé le pont Faidherbe jusqu’à l’île, exprimant leur ras-le-bol face aux mesures qu’ils jugent contraignantes et aux pratiques des forces de défense et de sécurité dans la régulation de leur métier.

Selon Le Témoin, les manifestants réclament avant tout plus de respect et de considération de la part des autorités administratives et policières. Leur responsable, Baye Ndiaye, dénonce une situation devenue « invivable » malgré les taxes régulièrement acquittées. « Le commandant urbain nous avait autorisés à exercer puisque nous payons des taxes. Pourtant, nos motos sont retenues et on nous réclame de l’argent », a-t-il expliqué dans les colonnes de Le Témoin.

Les conducteurs évoquent des paiements fréquents de 6 000 francs CFA, parfois sans reçu, en plus des 4 000 francs versés à la commune. « Nous acceptons les sanctions en cas de non-port de casque, mais nous sommes souvent arrêtés sans motif valable », regrette Baye Ndiaye, soulignant l’absence de parkings dédiés et le caractère vital de cette activité pour de nombreuses familles.

Un autre conducteur abonde dans le même sens : « On nous demande entre 6 000 et 12 000 francs sans justificatif. Nous sommes des pères de famille qui voulons simplement travailler dignement au pays ».
Aux dernières nouvelles, des discussions ont été ouvertes entre les forces de défense et de sécurité, les autorités locales et les conducteurs de moto Jakarta afin de trouver une issue concertée à cette crise sociale.

Mamadou Nancy Fall
Up Next

Related Posts