Une enquête judiciaire visant plusieurs acteurs administratifs et élus locaux a été ouverte à la suite d’un rapport de l’Ofnac portant sur un projet de carrière à Ndiaganiao. Le quotidien Libération révèle les contours de cette affaire mêlant soupçons de corruption et faux documents.
Le dossier d’attribution d’un permis d’exploitation de carrière dans la commune de Ndiaganiao connaît un tournant judiciaire. Selon Libération, une information judiciaire a été ouverte par le juge du troisième cabinet financier visant notamment d’anciens responsables administratifs et des élus locaux pour association de malfaiteurs, corruption et faux en écriture administrative.
À l’origine de la procédure figure un rapport transmis par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) au parquet financier. Toujours d’après Libération, la dénonciation émane de la société Hgr Sénégal Sarl, contrôlée par des investisseurs espagnols souhaitant exploiter un gisement supposé de basalte.
Les responsables de la société affirment avoir versé des montants importants à certains acteurs impliqués dans le processus avant d’obtenir une autorisation d’ouverture et d’exploitation. Toutefois, des investigations techniques auraient révélé que le site contenait principalement de l’argile et du calcaire, remettant en cause la viabilité du projet.
Les déclarations divergent sur les flux financiers évoqués. Certains protagonistes contestent toute remise d’argent ou en minimisent l’ampleur, tandis que les plaignants soutiennent avoir versé plus de 140 millions de FCFA. Les conclusions de l’Ofnac, citées par Libération, mentionnent l’existence d’éléments corroborant ces affirmations.
L’instruction en cours devra désormais déterminer les responsabilités individuelles et établir la matérialité des infractions présumées.

