Mort d’Abdoulaye Bi : Sopi Sénégal dénonce une « répression brutale » à l’UCAD, réclame l’apaisement et des mesures urgentes

Dans un communiqué rendu public à Dakar le 16 février 2026, le mouvement Sopi Sénégal condamne fermement la répression exercée contre les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), qui a coûté la vie à Abdoulaye Bi, étudiant en deuxième année de médecine. La formation politique exige l’ouverture d’une enquête transparente et appelle à des mesures immédiates pour apaiser le climat universitaire.

L’émotion reste vive après les violences survenues à l’UCAD. Dans une déclaration empreinte de gravité, Sopi Sénégal estime que « l’irréparable est commis » et regrette que les autorités aient privilégié « le mépris, les menaces et des accusations infondées » au détriment du dialogue.

Le mouvement condamne « avec la plus grande fermeté » la violence exercée contre les étudiants, qualifiée de « répression brutale », ayant entraîné la mort d’Abdoulaye Bi, jeune étudiant en deuxième année de médecine. « En ces instants de douleur et de tristesse », Sopi Sénégal adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches et à l’ensemble de la communauté universitaire.

Exigence de vérité et de sanctions

Au-delà des regrets officiels, la formation politique réclame que « toute la lumière soit faite » sur les circonstances exactes du drame. Elle demande l’identification formelle des responsables et l’application de « sanctions exemplaires » à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans la chaîne des événements.

Sopi Sénégal considère que la situation dans plusieurs campus du pays est devenue « insoutenable » et met en garde contre de nouveaux troubles susceptibles d’aggraver la crise.

Des mesures urgentes pour l’apaisement

Pour désamorcer les tensions, le mouvement appelle les autorités à prendre des décisions immédiates, notamment :

  • la libération des étudiants arrêtés ;
  • la levée de la suspension des amicales ;
  • la reprise d’un dialogue « ouvert et sincère » avec les délégués légitimes des étudiants ;
  • la prise en charge gratuite des blessés dans les structures hospitalières.

Sopi Sénégal critique par ailleurs la fermeture des restaurants universitaires dans un campus accueillant des milliers d’étudiants, y voyant une « incongruité » et une atteinte au droit à l’alimentation.

En conclusion, le mouvement appelle à la sérénité, à la lucidité et au sens des responsabilités, invitant les autorités à garantir l’exercice des droits et libertés consacrés par la Constitution.

Momar Diack SECK
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