Face à l’apparition de criquets arboricoles dans le domaine agricole de Khelcom, le gouvernement a déployé des équipes techniques pour contenir la menace. Une visite du ministre de l’Agriculture Mabouba Diagne a permis d’évaluer la situation et d’engager des opérations de traitement.
Le gouvernement sénégalais a engagé une riposte rapide face à l’apparition de criquets arboricoles dans le domaine agricole de Khelcom, situé dans la région de Kaffrine.
Selon le site rts.sn, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, s’est rendu le lundi 16 mars sur place afin d’évaluer la situation et de superviser les premières mesures de lutte contre ce phénomène.
Le domaine de Khelcom, qui s’étend sur près de 45 000 hectares, constitue un pôle agricole stratégique. Mis en valeur par la communauté mouride sous l’impulsion de feu Serigne Saliou Mbacké, il incarne depuis plusieurs décennies un modèle original de production agricole et de développement communautaire.
Les observations effectuées sur le terrain ont révélé une forte concentration de criquets au niveau des vergers de manguiers et d’anacardiers.
D’après rts.sn, ce phénomène serait notamment lié au dessèchement progressif de la végétation autour des daras, ce qui pousse les insectes à migrer vers des zones plus humides.
Les dégâts enregistrés dans six vergers sont jugés importants, avec des phénomènes de défoliation et la destruction d’organes floraux susceptibles d’affecter la production.
Pour contenir la propagation des insectes, la Direction de la Protection des Végétaux (DPV) a déployé deux unités d’intervention.
Trois vergers ont déjà été traités, tandis que les opérations devraient se poursuivre dans les prochains jours sur les autres zones touchées.
La délégation ministérielle a été reçue sur place par Serigne Cheikh Saliou Mbacké, responsable du domaine.
Malgré les dégâts constatés, les autorités estiment que la situation reste maîtrisable grâce aux mesures prises.
Dans un contexte où le Sénégal vise la transformation durable de son agriculture à l’horizon 2050, l’expérience de Khelcom demeure un symbole de la contribution du monde religieux et communautaire au développement agricole national.

